Passation à la DGPN: Le Synapolice transmet ses doléances à sa hiérarchie...

Passation à la DGPN: Le Synapolice transmet ses doléances à sa hiérarchie policière

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DISCOURS DU SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM DU SYNAPOLICE-BENIN L’OCCASION DE LA PASSATION DE COMMANDEMENT ENTRE LES DGPN ENTRANT ET SORTANT CE 02.06.2016

Monsieur le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique ;
Madame et messieurs les membres de cabinet du Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique ;
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère ;
Messieurs les Directeurs généraux entrant et sortant de la Police Nationale et leurs Adjoints ;Messieurs les Directeurs généraux et centraux du ministère ;
Messieurs les officiers, Brigadiers et gardiens de la Paix en vos grades et titres respectifs ;
Mesdames et messieurs ;
Chers camarades ;
Avant tout propos, je voudrais invoquer l’Eternel des Armées, Maitre du temps et des circonstances à veiller sur la corporation Police.
Aujourd’hui, avec la nomination et la prise de commandement du contrôleur général Idrissou MOUKAILA, c’est une autre page de l’histoire de la Police Nationale qui s’ouvre.
Mon contrôleur général, recevez à travers ma modeste personne, les admirations de tout le personnel de la Police Nationale. Ces mêmes admirations vont à l’endroit de votre Adjoint, le contrôleur général de police Martial HOUNSINOU.
Contrôleur général ATCHOU Didier, votre bref passage à la tête de la police Nationale a permis au béninois de passer une fête de fin d’année 2015 sans braquage. Votre équipe et celle qui vous a d’ailleurs précédé a su gérer dans la Paix et la sérénité, toutes les élections prévues par les lois et règlement de notre pays. C’est à l’honneur de toute la corporation. Recevez ici ainsi de même que votre adjoint, le contrôleur général de Police SEDOHOUN Kossi, les reconnaissances du Synapolice-Bénin pour le devoir accompli.Reconnaissons-le, votre bref passage a également permis, dans une certaine mesure, de baisser un temps soit peu la tension qui régnait dans la maison.
Sur le plan administratif, vous avez fait un peu de chemin surtout dans le règlement de l’épineux problème de reconstitution de carrière. Mais hélas, il est resté inachevé créant du coup une confusion à un degré de la hiérarchie.
Cependant tout n’a pas été rose. De votre position de président du comité chargé d’élaborer les projets de décrets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015, vous avez été nommé DGPN et à ce titre vous avez pu décrocher le 17 mars 2016 la signature de certains de ces décrets par le Gouvernement du Président Yayi BONI. Malheureusement, ces décrets ont été retirés par le Gouvernement du Président Guillaume Athanase TALON le 13 Avril 2016 lors du premier conseil des Ministre.
C’est le branle-bas dans les Etats-majors des forces de sécurité publique et assimilées et plus particulièrement à la Police nationale. De suspension, annulation ou abrogation, nous voici au retrait pur et simple de ces décrets.
Monsieur le DGPN entrant, mon contrôleur général, le seul mot qui hante tous les camarades policiers en ces temps-ci est ‘’Retrait. ’’Est-ce retrait qui a occasionné tous les retraits faisant place à l’insécurité sur toute l’étendue du territoire nationale?
Vous prenez donc le commandement à la tête de la Police nationale à un moment où non seulement notre système sécuritaire est mis à rudes épreuves par des hommes sans foi ni loi, mais également à un moment où les hommes chargés d’assurer cette sécurité sont soumis à un traitement à la limite inhumain et dégradant de la part des gouvernants.
Dans un contexte caractérisé par les facteurs ci-après :
1- Levée des barrières de check point sur toute l’étendue du territoire nationale sans auparavant trouver des palliatifs ;
2- Manque criard de moyens : matériels, organique, humain et de communication ;
3- Moral de la troupe à son plus bas niveau ;
4- Environnement géopolitique fait de menaces et la proximité de notre pays du grand voisin Nigéria engagé dans de mesures d’austérité mais qui parvient progressivement à mettre en déroute la secte islamiste Boko-Haram ;
l’insécurité ne peut que suivre une courbe exponentielle.
Monsieur le Directeur général de la police nationale, la tâche est immense mais pas insurmontable si, au plan stratégique la sécurité entre dans l’antichambre des priorités. Car c’est de ça il s’agit. Le Synapolice-bénin, depuis bientôt dix ans n’a cessé de le marteler. Votre Syndicat ne doute de votre compétence avérée à l’interne comme à l’international. Mais malheureusement quand les unités de police et de gendarmerie tournent sur fond de rançonnement, ne demander pas de résultat lorsque les barrières sources d’approvisionnement en carburant des rares véhicules dont disposent certaines de ces unités sont levées. L’Etat se comporte exactement face aux forces de sécurité, comme un époux qui refuse de donner la popote à sa femme, mais en retour, exige que cette dernière lui fasse des mets bien assaisonnés.
La sécurité est aujourd’hui plus qu’une affaire de souveraineté mais plutôt une question supra souveraineté. Qu’en faisons au Bénin ? Vous constatez avec moi que les actes pris par le gouvernement depuis le 13 avril en ce qui concerne la police Nationale ne sont pas de nature à galvaniser le moral de la troupe.
Monsieur le ministre,
Chaque fois que ces actes sont pris, le Synapolice-Bénin vous a toujours saisi pour appeler votre attention sur les implications de tels actes au plan juridique et professionnel.
Monsieur le Directeur général ;
Malgré ce tableau sombre, les camarades policiers sont prêts,même au prix du sacrifice suprême à gagner le combat contre l’insécurité. Et pour ce faire :
– Il faut que sous votre impulsion l’administration fasse paraitre sans délai les actes d’avancement au titre de 2016 ;
– Que le comité chargé d’élaborer les projets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des forces de sécurité publique et assimilés procède aux reversements et reclassements dans les nouveaux corps et à la définition des nouveaux galons étant entendu que le seul décret non retiré permet de le faire;
– Que les moyens soient rapidement débloqués aux fins d’activer les opérations coups de poing dans les zones réputées dangereuses sur toute l’étendue du territoire national ;
– Que les réformes engagées par le gouvernement de la rupture se penche sur une loi de programmation en matière de sécurité intérieure ;
– Que les recyclages soient organisés au profit du personnel en matière d’intervention.
– Que les décisions en faveur de la corporation soient prises en associant les partenaires sociaux conformément aux dispositions de l’article 34 de loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publique et assimilé.
Monsieur le DGPN,
La barque Police a quelque peu tangué, mais j’ai la ferme conviction qu’avec votre gouvernail, l’appui de la Haute Autoritéet la bénédiction de Dieu Tout-Puissant, les défis sécuritaires seront à coup sûr relevés.
Plein succès dans votre nouvelle fonction,
Vive le Bénin !
Vive la police Nationale !
Vive le SYNAPOLICE-BENIN !
Je vous remercie.


 

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3 COMMENTAIRES

  1. bien parlé l administration est une continuité ça ne sert a rien d étalé ça rancune et annulé tous les décrets signé par boni yayi qui a fait ses preuves a la tête de ce quartier latin de l Afrique

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