Passé au scanner de sa personnalité/ Zinsou : un dictateur et imposteur déguisé

Passé au scanner de sa personnalité/ Zinsou : un dictateur et imposteur déguisé

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Pour connaître un homme il faut le sonder, le laisser parler à cœur ouvert pour dire ce qu’il pense des choses et des événements. Dans son entretien avec le journal l’Express de la France où les médias voient en Lionel Zinsou, un conquistador de la France qui se choisit de nouveaux « colonisateurs d’origine » comme des missionnaires pour sortir le continent africain de la misère et les guerres, Lionel Zinsou, candidat par effraction de Yayi dans la politique béninoise, montre un mépris souverain pour ses adversaires même son mentor, le président Boni Yayi qu’il juge impulsif, et dont il prétend ne pas faire le jeu. Avec ce caractère, se dessine un profil que les Béninois découvriront dès qu’il aura les attributs du président de la République. Lisez bien avant de commettre des erreurs au scrutin du second tour.

L’Express : « Vos contradicteurs, à commencer par le professeur Albert Tévoédjrè, vous reprochent de bafouer l’article 63 du code électoral, lequel stipule que « l’usage des attributs, des biens et des moyens de l’Etat -à des fins de propagande- est et reste interdit six mois avant tout scrutin ». Pourquoi avoir refusé de démissionner de votre fonction de Premier ministre, laquelle ne figure d’ailleurs pas dans la constitution ? »

Lionel Zinsou : « J’aurais agi ainsi si certains de mes adversaires n’avaient pas fait de cet enjeu un instrument ayant pour seule vocation de m’affaiblir. De toute façon, je ne les calmerais pas en cédant à leurs exigences : ils ne seront jamais rassasiés. Par ailleurs, aucun texte de loi, aucun précédent dans aucun pays ne m’oblige à me démettre ainsi de mes fonctions. Cette campagne est partie d’un groupe de laïcs de l’opposition, dont la thèse a été reprise par la Conférence épiscopale, puis amplifiée par le couple Soglo. En la matière, Albert Tévoédjrè fait preuve d’une incroyable mauvaise foi. Je ne pense pas que la « Nouvelle conscience » [thème de campagne de Koupaki et credo de Tévoédjrè] constitue un programme intelligent. Ses références aux « valeurs morales » renvoient à l’extrême-droite, à une forme de pétainisme, ou encore à l’idéologie du Tea Party américain.

Qu’en penser ?

Cela veut dire que Lionel Zinsou, n’a pas bien intégré la culture démocratique, lui qui est né en Occident, et qu’il montre son caractère impulsif et de vengeance. Il ne respecte pas la morale tout simplement parce qu’il a envie de défier ses adversaires. C’est un revanchard qui cache son jeu et son mépris pour ses adversaires politiques dont il a pourtant besoin pour avoir le pouvoir. Ce n’est pas un sage, un homme pondéré et un pacificateur. C’est un impulsif qui sait se maîtriser pour avoir ce qu’il veut et qui ne sait se défendre qu’en insultant les autres ! Il sera pire que Yayi à qui, il reproche d’être impulsif ! Pour ses propres ambitions, lui qui est pur produit du socialisme français est prêt à renier la laïcité. En plus c’est un « complotiste » qui pense que l’épiscopat béninois et le couple Soglo travaillent contre ses intérêts, lui que Yayi a introduit par effraction pour protéger ses arrières et les scandales énormes générés par le régime finissant.
Il s’en prend à Tévoèdjrè et à Koupaki, dont il accuse la vision de la nouvelle conscience de promouvoir les valeurs morales à l’instar du régime du maréchal Pétain en France qui a collaboré avec les nazis qui ont occupé ce pays pendant la seconde guerre mondiale. Il traite cette vision d’être proche de l’extrême droite française ou américaine ! Lionel Zinsou nous montre ainsi que depuis le biberon il ne connaît que l’histoire de la France à laquelle il confronte un choix bien béninois. La preuve qu’il ne peut respirer que par la France et non le Bénin dont il a une acception allogène, du touriste et du « père blanc » en mission pour renforcer la culture française. Pour Lionel Zinsou, le pays de son père apparaît comme une curiosité, une terre de mythe sur laquelle il pense avoir une mission civilisatrice condescendante.

Fût-ce de manière allusive, la hiérarchie catholique béninoise vous désavoue, semblant endosser implicitement la candidature de l’ex-Premier ministre Pascal Irénée Koupaki. Un tel handicap peut-il s’avérer rédhibitoire ?

Les protestants sont très proches de l’actuel président de la République, lui-même de sensibilité évangélique. Les Célestes [membre de l’Eglise du christianisme céleste, dont le siège mondial se trouve à Porto-Novo] le sont de Boni Yayi et de moi-même. Les adeptes des religions endogènes [traditionnelles] penchent plutôt eux aussi vers le chef de l’Etat, via le réseau des rois. Les grands vodouns [prêtres du culte vaudou] et féticheurs n’affichent jamais de partis pris tranchés, car il leur faut vivre avec tous les régimes. Les fidèles de l’islam sont aux deux-tiers pour le président, et pour un tiers favorable à Abdoulaye Bio Tchané [ancien Directeur Afrique du Fonds monétaire international], le seul grand candidat musulman ; et de nombreux imams me sont favorables. Quant à l’Eglise catholique, elle s’inquiète du déclin de son influence. Ma famille, perçue ici comme une lignée catholique emblématique, est la seule à avoir bâti une basilique -celle d’Allada-, offerte à l’ordre des Franciscains. Et c’est en son sein qu’a été élevé le futur cardinal Bernardin Gantin [un pilier de la curie romaine, disparu en mai 2008]. Lui et mon oncle Emile, qui sera l’ami des papes, ont eu le même précepteur. N’oublions pas en outre que Sébastien Ajavon est depuis des années le premier mécène de cette Eglise, au demeurant partagée. Celle-ci ne donne pas de consigne explicite. Mais le message peut passer par les homélies, selon un ratio aléatoire. Au fond, j’ai la conviction que l’électorat catholique vote comme le pays.

Qu’en penser ?

Zinsou est un homme du passé qui ne connaît le Bénin qu’à travers les histoires mythiques de ses parents. Il était en voyage d’inspection, et maintenant Yayi lui a fait croire que les Béninois aiment les messies et que lui, le messie de 2006, lui a déjà balisé le terrain pour le K.o. électoral et pour qu’il n’ait pas à se justifier de parler au moins une langue du pays, surtout celle de son papa, qu’il n’ait pas à justifier qu’il n’a jamais voté au Bénin et qu’il ne lui est même jamais venu à l’esprit de revendiquer de prouver sa nationalité béninoise en vrai patriote. Il a toujours voté pour la France, pour les présidents et les députés français. Le Bénin n’était pas son problème jusqu’à ce que Yayi lui promette le règne de sa « Royauté » du Bénin. Le chef blanc veut gouverner le pays de ses ancêtres, et pour cela, il promet un gros mensonge, celui de leur amener l’argent des Français et du monde entier pour changer leur vie et leur environnement en l’espace d’un quinquennat, sans leur dire combien et comment ils vont rembourser cet argent, car la France n’est pas charitable comme la Chine populaire. Si la France le voulait, elle aurait mieux aidé à assurer l’autodétermination économique du Bénin, après l’indépendance et depuis le renouveau démocratique. Elle a au contraire participé à noyer la révolution au Bénin, politiquement puis économiquement, en l’étouffant et en soutenant un mercenariat contre Kérékou avec la famille du Premier ministre Zinsou, Avouons-le le régime du président Zinsou fut aussi celle de l’autocratie. Le premier ministre Zinsou n’en a cure de ce qui se passerait s’il volait à la majorité des Béninois, le désir profond et sentimental d’en finir avec le régime Yayi. Lui il est ambitieux, et il s’en fout un peu de l’environnement où prend corps se recherche de pouvoir en Afrique pour achever une carrière brillante. Il ne lui restait qu’à mettre à son tableau de chasse, une présidence de la république. En France ce serait un rêve pour un métis !! La France n’a pas encore l’ouverture d’esprit des Etats Unis. Alors il ne restait que l’Afrique pour notre compatriote. S’il avait pu avoir la nationalité sénégalaise, il aurait été tenté par ce mercato. Puisque dans la nouvelle acception des personnes comme Boni Yayi on peut recruter une chef de l’Etat comme on recrute un joueur international ! Même si le Bénin sombrait en une république bananière, cela ne coûterait rien au candidat Françafrique, puisqu’en cas de problème, il peut compter sur la France pour l’évacuer. Les Béninois de l’intérieur sont une préoccupation négligeable pour la France. Il n’est pas sûr, qu’en cas de grands vents, Lionel Zinsou se saborde avec les Béninois. Il est temps que l’intelligence ne déserte pas le forum et laisse s’installer des nuages sur l’avenir politique, économique et social de ce pays jaloux de sa stabilité et de la paix.

Abdourhamane Touré

Actu Bénin

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