Opposition face au pouvoir de la rupture: les FCBE toujours indécises

Opposition face au pouvoir de la rupture: les FCBE toujours indécises

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Déjà plus de cent jours de gestion du pouvoir par l’équipe du nouveau départ, et le visage de l’opposition peine à se dessiner. Entre opposition et disparition, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), la plus grande alliance politique qui a perdu l’élection présidentielle dernière, a du mal à se décider.

Depuis l’installation de l’équipe du président Talon à la tête du Bénin, la position des FCBE est restée jusqu’ici inconnue. La principale force politique qui, des années durant, a contrôlé le paysage politique béninois et qui a soutenu Lionel Zinsou pour l’élection présidentielle dernière, est pratiquement sans voix, même si, ces derniers temps, quelques leaders se sont fait entendre pour apprécier la gouvernance de Talon. Eugène Azatassou, Gustave Sonon, Benoît Dègla, trois grandes figures de la machine cauris d’alors se sont exprimés à propos des cent jours de gestion du président Talon, sans pour autant donner la position de leur alliance.

Ce sentiment a été renforcé quand on a entendu le coordonnateur national, Eugène Azatassou, dire qu’il ne s’agira pas pour les FCBE de donner leur position suite à quelques erreurs du gouvernement en place, mais qu’il faut d’abord faire le bilan avant de se prononcer. Il explique également que bientôt les FCBE iront à une assise générale afin de donner leur position. Quand on se rappelle le fameux slogan « après nous c’est nous » qui, malheureusement, n’a plus son sens, et de certaines déclarations des leaders des FCBE à l’époque du yayisme, à savoir que si les FCBE perdaient l’élection, elles deviendraient une opposition crédible, on a bien des raisons de s’étonner de la position des FCBE. Où donc sont passés Barthélémy Kassa et Komi Koutché ? Les FCBE auront-elles le même sort que l’UBF d’alors ? Voilà autant de questions que se posent bon nombre de Béninois et auxquelles les réponses méritent d’être apportées.

Si la vitalité de la démocratie dépend aussi d’une opposition crédible qui, non seulement critique, mais fait également des propositions objectives, il est bien préférable que les FCBE ou, du moins, le reste des FCBE, incarne cette opposition, pour la bonne marche de la démocratie.

Filion KPOSSATON

aCotonou

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