Opinion : Yayi au banc des accusés

Opinion : Yayi au banc des accusés

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Par : Patrick AMOUSSOU

Le développement d’une nation, l’emploi des jeunes, l’accroissement des finances constituent autant d’opérations dont le socle reste les entreprises privées. Pendant dix ans, l’ancien chef de l’État le docteur Boni Yayi a martelé investir dans le partenariat public-privé. Cette volonté de l’ancien locataire de la marina n’a jamais pu être concrétisée au regard des critiques issues des chefs d’entreprises privées. Selon plusieurs d’entre eux les grandes sociétés ont connu de lourdes difficultés sous le régime Yayi avec des relèvements fiscaux, le blocage des marchés à d’autres. Le cas de l’actuel chef de l’État, Patrice Talon est encore vivant dans les esprits. De Bénin contrôle en passant par Sodeco, Aic et bien d’autres, le régime Yayi a traqué ces dernières jusqu’à la fin créant sous le coup de son promoteur des milliards de dettes auprès des banques. Sébastien Germain Ajavon avec un relèvement fiscal de 12 milliards a pu tenir jusqu’au bout dans cette méchanceté humaine en instaurant un bras de fer avec l’exécutif. Le cas de Razack Olofindji alias Tundé n’a pas été épargné de la crise dû aux sévices inculqués à ses entreprises par le gouvernement du régime Yayi. Nous ne pouvons oublier Satchivi avec son entreprise Cdpa où le gouvernement a exonéré des entreprises concurrentes pour rendre la vie difficile à sa société. Le conflit entre le patronat et le gouvernement sur la mauvaise gestion des fonds à la caisse nationale de sécurité sociale en dit long. C’est dire que l’ancien régime n’a pu apporter une solution aux entreprises privées. Des situations qui ont considérablement terni l’image des entreprises en matière de rendement. Ces dernières n’ont eu que seule solution que de limoger leurs employés. C’est dire que le régime du changement a fait plus de mal que de bien tant pour les entreprises que pour la jeunesse en quête d’emploi. Les bruits courent encore les rues des maux qu’ont créés les alliés du régime Yayi aux opposants du pouvoir. La balle est désormais dans le camp du régime de la rupture où le chef de l’Etat s’engage à aider les entreprises privées. En attendant qu’elles retrouvent leur souffle, la rupture doit apporter une solution aux problèmes créés par le gouvernement défunt puisque seules les entreprises privées sont les vrais pourvoyeurs d’emplois.

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