Nouvelle polémique à la Police nationale

Nouvelle polémique à la Police nationale

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A la Police nationale, certains dossiers ont récemment fait grand bruit pour rien. Il s’agit du relèvement de deux commissaires de leurs postes. Samuel Atchou qui dirigeait le commissariat central d’Abomey-Calavi s’est vu notifier par sa hiérarchie sa note de limogeage depuis deux semaines. Il en est de même pour celui de Godomey, Codjo Hadonou.

Les deux flics ont payé le prix cher de l’impressionnant et insoutenable embouteillage quotidien qui s’installe entre les carrefours Kpota et Houédonou, dans la commune d’Abomey-Calavi. Selon certaines langues, le désormais ancien Directeur général de la Police nationale, Didier Atchou, les a relevés sans raisons valables. De même, la thèse de la non-régulation de la circulation aux points indiqués supra par leurs éléments n’est que « bla bla bla ». Ces mêmes langues laissent circuler qu’il s’agit d’un problème de personnes, allusion faite à leurs relations étroites avec l’ancien Dgpn Louis-Philippe Houndégnon qui ne file pas le parfait amour avec son successeur, Didier Atchou, qui aurait sanctionné ses pions dans le strict but d’un règlement de comptes. Sauf si l’on n’a pas fait l’enquête pour en savoir un peu plus, on ne peut pas établir que les mis en cause ont fait preuve de manquements dans le commandement. Selon d’autres sources, la hiérarchie leur avait signifié de tout mettre en œuvre pour maîtriser le trafic tout au moins à partir de 06h30 mn, ce qui devrait rendre fluide la circulation à partir de 07 heures, généralement moment de pointe sur la voie. Autrement, le problème se posera toujours avec acuité. Malgré les instructions de la hiérarchie, le dispositif de la police a continué à fonctionner généralement à partir de 07 heures, et là, bonjour les dégâts. La police ne maîtrise pas la situation. Pour ceux qui habitent Abomey-Calavi et environs et ont l’habitude de traverser cette grande agglomération avant d’aller à Cotonou, c’est un véritable parcours de combattant tous les matins et au début de la soirée. A l’aller comme au retour, c’est le même calvaire. Le soir, après une longue journée de travail, certains fonctionnaires qui travaillent à Cotonou, préfèrent, à la sortie tuer le temps autrement, que de vivre l’enfer du trafic. Mais, un beau matin, victime lui aussi de l’embouteillage en quittant Abomey-calavi pour Cotonou, le directeur général adjoint de la police nationale se voit obliger de garer son véhicule au carrefour Houédonou pour réguler, lui-même, la circulation. Aucun agent des deux commissariats dont les responsables ont été relevés n’était au poste. Une attitude considérée qui suppose un refus d’obtempérer, d’autant que les deux commissaires visés avaient été suffisamment sommés de régler la situation. Les heures qui ont suivi cette mission impromptue du Dga, les deux commissaires ont perdu leurs postes et ont été recasés. Samuel Atchou prend le chemin de la Direction centrale de la sécurité publique, son collègue Codjo Hadonou, est muté à Kaboua. Ils ont d’ailleurs réservé un accueil malveillant à ces changements, car tentés de ne pas rejoindre leurs nouveaux postes après avoir passé aussitôt service à leurs remplaçants. Au cœur des remous et diverses interprétations, le nouveau commissaire de Kaboua est attendu à sa nouvelle destination. Face à cette décision quoique à polémique ou justifiée, les deux flics n’ont pas le choix, même si la Direction de la Police nationale a changé de main.

FN

Actu Bénin

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