Non-paiement d’allocutions aux stagiaires Anpe:Les dessous d’une affaire qui interpelle le ministre...

Non-paiement d’allocutions aux stagiaires Anpe:Les dessous d’une affaire qui interpelle le ministre Mathys

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Depuis un certain temps, de persistantes plaintes sont enregistrées dans le rang des stagiaires de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe). Ces plaintes qui sont relatives au non-paiement de leurs allocations nous ont amenés à nous rapprocher de la Direction générale de cette structure étatique.

« Depuis octobre 2015, ils ne nous payent plus. Ils nous demandent d’attendre. On ne comprend plus rien. C’est l’Anpe qui verse nos salaires dans nos comptes à la fin du mois. Mais, depuis octobre, rien », nous avait confié l’un des stagiaires au bord du désespoir. Pour connaître les tenants et aboutissants de cette situation, plutôt étonnante, nous nous sommes rendus, lundi 30 mai, à la Direction générale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe). Des informations recueillies sur-place, il en ressort qu’effectivement une telle situation prévaut, mais avec quelques nuances à faire observer. D’entrée de jeu, les responsables rencontrées nous ont confié qu’il ne s’agit pas de « salaires », mais plutôt d’ « allocations » que perçoivent ces stagiaires recrutés et déployés dans plusieurs secteurs de l’administration publique béninoise pour y acquérir du savoir-faire. De même, le non-paiement de ces allocations n’est pas généralisé. La plupart de ces stagiaires les perçoivent régulièrement à la fin de chaque mois à la banque. Ceci, après que l’Anpe ait établi l’état financier et donné l’ordre de paiement à ces structures bancaires. « Au total, trois banques sont en partenariat avec l’Anpe. Il s’agit d’Atlantic Bank, Diamond bank et Ecobank », nous a précisé le responsable. Mais la première raison qui justifie le fait que certains stagiaires ne parviennent pas à entrer en possession de leurs allocations se réfère au fait qu’ils ne déposent pas à temps leurs attestations de présence au poste. C’est lorsqu’ils sont informés que leurs « amis » perçoivent qu’ils vont, eux aussi, à la Banque pour entrer en possession de leurs dus. Comme on pouvait s’y attendre, ils retournent bredouilles, proclamant, dare-dare, un non-paiement. Le retard qu’ils accusent est aussi imputable au circuit par lequel prennent ces attestations de présence au poste délivrées par les personnes habilitées à les produire, en l’occurrence les Directeurs des ressources humaines et les directeurs d’école (pour les enseignants), nous a-t-on précisé.

La non-compensation des chèques du Trésor

La deuxième raison liée à ce retard de paiement s’explique par la question de la non-compensation des chèques certifiés du Trésor public. Selon ces responsables de l’Anpe qui ont été perméables à nos questions, il s’agit d’un point très essentiel dans la satisfaction des stagiaires par l’Anpe. En effet, au départ de cette aventure, c’étaient les banques qui préfinançaient le paiement de ces allocations ordonné par l’Anpe au moyen d’un chèque qui leur permet de recouvrir les sous auprès du Trésor public. Seulement, au cours de l’année 2015, le recouvrement n’est plus automatique. Ce qui crée des désagréments à ces établissements, notamment Ecobank qui est plus sollicitée. C’est cette inconvenance qui a amené cette dernière à cesser, entre-temps (octobre), de continuer à assurer cette prestation. Avec les négociations, cette Institution bancaire a fini par accepter la clause de compensation des chèques certifiés du Trésor. Il s’agit d’un préfinancement qui ne devrait pas dépasser la marge de 200 millions de FCfa, auquel cas, elle doit d’abord entrer en possession de ces fonds avant de relancer d’autres paiements en attente. Donc, le problème ne se situe pas au niveau de l’Anpe, puisqu’elle établit régulièrement les états de paiement, même celui des retardataires. La ministre de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, qui est au parfum de cette affaire, puisque la question de ces stagiaires lui a été soulevée lors de la présentation des cahiers de doléances des Centrales syndicales, doit peser de son poids pour un dégel rapide. Car, ces stagiaires souffrent le martyr et comptent sur son implication pour le règlement rapide de la situation.

Joël Samson Bossou

Actu Bénin

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