Nominations en conseil des ministres hier : La machine Talon démarre enfin…timidement...

Nominations en conseil des ministres hier : La machine Talon démarre enfin…timidement !

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Comme nous l’annoncions dans notre parution d’hier, le conseil hebdomadaire des ministres tenu le mercredi 18 mai 2016 sous l’autorité du Président Patrice Talon a ouvert la vague des nominations. Cela intervient un mois et demi après l’investiture du Chef de l’Etat et la formation de son premier gouvernement.
Le jeu valait la chandelle. Face à la léthargie observée dans l’administration publique, le Président Patrice Talon a décidé de prendre ses responsabilités. Le conseil hebdomadaire des ministres tenu hier sous sa houlette a donné le coup d’envoi d’une série de nominations. Ceci, après une longue attente qui a suscité des interrogations.
Certes l’annonce qui a été faite hier par le ministre d’Etat Pascal Koupaki n’a pas comblé toutes les attentes. Mais on retiendra que la machine Talon a enfin démarré, même si c’est timidement. Des nominations ont été prononcées au Palais de la République et dans deux ministères, notamment ceux chargés des infrastructures et de la défense. Dans le lot des promus, on cite notre confrère Edouard Loko, ancien vice-président de la Haac. Il est désormais le chargé de mission du Président de la République, responsable de la communication et des médias. Une mission bien délicate lorsqu’on sait qu’il hérite d’un secteur très sensible. Il y a aussi le Commandant Pamphile Zomahou qui remplace un certain Enock Laourou qui a fait la pluie et le beau temps sous le régime Yayi à la Direction du service de liaison et de la documentation (Dsld). Les autres nominations selon nos recoupements concernent, entre autres, des postes de Directeurs de cabinet, c’est-à-dire des postes liés au fonctionnement même des ministères. Comme l’avions dit plus haut, deux ministères sont concernés pour le moment. Ils sont d’ailleurs stratégiques. Le communiqué officiel du compte rendu du conseil des ministres du 18 mai 2016 permettra de connaître les heureux élus pour accompagner les patrons de ces deux ministères dans l’atteinte des objectifs à eux assignés par le Président Patrice Talon.
Un goût d’inachevé
Il faut bien l’avouer. Ce démarrage de la machine Talon est bien timide. Ceci, pour plusieurs raisons. La première raison tient du fait que deux mois avant la fin de son mandat, les Béninois ont constaté avec indignation qu’à chaque conseil des ministres, le régime défunt de Boni Yayi a procédé à des dizaines de nominations ne se reposant sur aucune base crédible à part la volonté de faire plaisir à des cadres militants. Une telle anomalie doit être vite corrigée pour le bon fonctionnement de l’administration publique. La 2è raison est que malgré le changement de régime, certains responsables des structures de l’Etat ont signé dans la foulée des contrats mirobolants avec des particuliers dans le seul but de leur donner les moyens pouvant leur permettre de continuer à entretenir certains acquis du système défunt. Des contrats enregistrés aux domaines donc difficile à remettre en cause.
Ces deux raisons suffisent à elles seules pour justifier la nécessité d’une remise en ordre de l’administration publique. Le gouvernement de Talon y a-t-il vraiment pensé ? En tout cas, tout porte à croire qu’il y a une peur de remettre en cause l’ordre anormal établi par le régime Yayi. Et ceci, pour quelle cause ?

Junior Fatongninougbo

aCotonou

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