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Nomination de Marcel de Souza à la présidence de la commission de la Cedeao : Yayi méritait-il fidélité ?

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C’est par une bande annonce sur Canal 3 Bénin que l’information est portée, hier mardi 22 mars, à la connaissance des Béninois. Boni Yayi (Photo) a nommé Marcel de Souza à la présidence de la commission de la Cedeao. Tel un couperet plongé dans le dos, elle a  laissé sans voix les caciques des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui, jusqu’à la fin, sont restés fidèles à Boni Yayi. Stupéfaits, ils étaient de voir comment le Chef de l’Etat pouvait remercier en monnaie de singe ceux qui, au risque d’hypothéquer leur carrière politique, se sont investis pour porter le candidat désigné par Boni Yayi. Marcel de Souza, c’est quand même celui qui a été candidat contre le candidat des Fcbe Lionel Zinsou. Mieux, après le premier tour, ce même Marcel de Souza a rallié le candidat de la coalition de la rupture au détriment de celui de la coalition républicaine. Ces faits qui démontrent à suffisance, qu’il y a longtemps que l’homme a pris ses distances avec Yayi et les Fcbe ont des précédents. En mai 2015, lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale, Marcel de Souza était soupçonné d’avoir fait échouer Komi Koutché, le candidat de Boni Yayi pour le perchoir. Ceci après avoir pesé de tout son poids pour être tête de liste Fcbe dans la 16e circonscription hypothéquant ainsi les chances de Chabi Yayi d’être député. Marcel de Souza, c’est une inconstance dans le soutien aux actions du Chef de l’Etat depuis 2015. Et pourtant, c’est lui que Boni Yayi choisit pour occuper le fauteuil du président de la commission de la Cedeao. Comment comprendre cela et comment l’expliquer à des gens comme François Abiola, Raphaël Edou, Komi Koutché et bien d’autres qui sont restés fidèles dans leur engagement du début jusqu’à la fin ? Par cette nomination, le Chef de l’Etat ne donne-t-il pas raison à ceux qui disent qu’il n’est pas fidèle en amitié, qu’il ne respecte pas ses engagements et qu’il est un boulanger ? Comment peut-il, en effet, laisser ceux qui ont combattu à ses côtés et qui sont morts les armes à la main derrière Lionel Zinsou et  faire la promotion de quelqu’un qui a rejoint le camp adverse, fut-il son beau-frère ? Ceux-là doivent aujourd’hui se demander si cela valait la peine de rester fidèle à Boni Yayi. Et peut-être aussi que ceux qui ont rejoint la coalition de la rupture ont été, par le passé, victimes des coups du genre de la part de Boni Yayi.

M.M

Matin Libre

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