Mode de gouvernance sous le Nouveau départ : De l’impatience face à...

Mode de gouvernance sous le Nouveau départ : De l’impatience face à la méthode Talon

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Plus de 65% des Béninois sont pressés de voir le miracle sous le régime de Patrice Talon. Ils s’impatientent alors que le chef de l’Etat évolue méthodiquement. Rien de bien et de beau ne se réalise dans la précipitation. Le président de la République est un homme de méthode. Il est très structuré dans la constitution de ses dossiers pour soumissionner aux marchés publics au terme desquels, ses sociétés sont souvent adjudicataires et attributaires. Dans un entretien avec des journalistes de « Le Monde », il déclarait vouloir être porté en triomphe à la fin de son quinquennat.

C’est-à-dire qu’il sait et qu’il est conscient des nombreuses et pressantes attentes de ses compatriotes. Il entend les combler méthodiquement et efficacement au fur et à mesure que le mandat se déroule. Lorsqu’une autorité hérite d’un passif lourd que celui légué par l’ex-président Yayi Boni, malgré les urgences, la sagesse impose de garder la tête sur les épaules. Car, « il ne sert à rien de courir ; il faut partir à point », enseigne Jean de la Fontaine dans ses fables. Le tissu social était déjà en lambeau. Il constitue un chantier délicat qu’il faut réaliser en réconciliant les Béninois avec eux-mêmes. Les finances publiques sont asphyxiées. Il faut de la méthode pour colmater les brèches. Réussir à combler le déficit budgétaire n’est pas une mince affaire. Dans cette perspective, ce n’est pas au pas de charge qu’il faut réaliser les préalables. Il faut bien prendre le temps nécessaire pour le faire au risque de bâtir des châteaux de cartes. Lorsque le socle d’un immeuble est solide, il est en mesure de supporter en hauteur, plusieurs niveaux de construction. La réalisation de cette fondation s’apparente à la réalisation d’un nid d’oiseau. C’est un travail de longue haleine.

Les préalables

Plusieurs activités se mènent loin des yeux et livreront bientôt leurs fruits. Pour redonner espoir à la jeunesse en quête de travail dans la fonction publique, il faut assainir le secteur de recrutement. Pour que « la fonction publique, premier instrument d’action du chef de l’Etat, sorte de l’enfer têtu des concours frauduleux ». Il faut penser à comment les organiser sainement en donnant des chances équitables à tous les enfants du pays. Car, affirme Albert Tévoédjrè,« la fonction publique est le bras d’action du chef de l’Etat. Lorsque les fonctionnaires sont recrutés sur des bases fausses, c’est foutu. » En cela, le régime de Patrice Talon a confié à une commission, la vérification des conditions d’organisation des derniers concours sous Yayi Boni. La Commission des réformes politiques et institutionnelles se penche sur un certain nombre de préoccupations majeures en vue de renforcer la démocratie béninoise et l’Etat de droit. Des audits tous azimuts sont en cours pour examiner et présenter la situation réelle dans chaque secteur de la vie nationale. Les nominations se font au compte-gouttes, à la déception de plusieurs militants qui ont porté au pouvoir le régime de la Rupture. Or, il faut faire l’état des lieux, créer si nécessaire de nouvelles conditions de travail avant de faire appel aux militants pour servir dans des cadres adéquats favorables à des rendements optimaux.

Le Nouveau départ dans peu de temps

A l’image d’un tracteur qui dessouche tout sur son passage, le Nouveau départ,dès que les préalables seront remplis, s’amorcera sur des chapeaux de roue. En effet, les préalables auront consisté à rompre avec le système de Yayi Boni et à asseoir les bases d’une réelle espérance. Le président Patrice Talon est confiant et serein. Il sait, par le bais de ses conseillers, que le délai de grâce de tout pouvoir est court. Mais, il est convaincu, en bon gestionnaire, qu’il ne saurait confondre vitesse et précipitation. Comme à ses habitudes, il conçoit secrètement son plan de travail général qui intègrera les activités de chacun de ses ministres. L’économie numérique est un chantier autant que le sont le tourisme et l’énergie électrique. L’eau, source de vie, est au centre des priorités de l’action gouvernementale. L’éducation et la formation adaptées au besoin du marché de l’emploi sont en étude minutieuse. Il est même envisagé la création d’une Zone franche du savoir et de l’innovation dont les compétences vont au-delà des attributions du Conseil national de l’éducation. Au terme des préalables, tout ressemblera à un atelier de mécanique, où le chef dispose de toutes les pièces pour monter un engin, ou encore tout ressemblerait à un jeune plant fixé sur un sol fertile jouissant des conditions météorologiques satisfaisantes pour une croissance rapide. Quand l’heure réelle du Nouveau départ surviendra, elle sonnera le glas de la paupérisation et ouvrira les portes du bonheur à tous les Béninois. Ce n’est qu’une question de temps.

Jean-Claude Kouagou

aCotonou

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3 COMMENTAIRES

  1. Nous attendons de voir et prions le bon Dieu;les manes des ancêtres à les assister dans la réalisation de leur souhait : le Pr Patrice TALON et les membres de son gouvernement.

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