Menaces persistantes de ne pas céder son fauteuil à Talon:Yayi peut partir...

Menaces persistantes de ne pas céder son fauteuil à Talon:Yayi peut partir ou laisser le pouvoir

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L’histoire est en marche, mais Yayi Boni continue de vivre dans ses fantasmes et rêveries. Il dit ne pas pouvoir remettre le pouvoir à son successeur. Mais, est-il nécessaire de lui rappeler que depuis le vote du dimanche dernier, une majorité de Béninois a choisi la « rupture » d’avec ses méthodes.

L’actuel occupant du fauteuil de la Marina continue de ramer à contre-courant de l’histoire, seul contre la volonté exprimée aux urnes par les Béninois. Le lundi 15 mars 2016, lors de sa rencontre avec les « Zems » au Palais, Yayi Boni s’est à nouveau illustré par ses propos polémiques, incongrus, et provocateurs. Apparemment, le spectre « Talon » lui donne toujours de l’insomnie, et il répète sous tous les toits, et à qui veut l’entendre, qu’il ne remettra jamais le pouvoir à Patrice Guillaume Athanase Talon, si ce dernier était élu pour lui succéder à la Marina. Certes, le chef de l’Etat sortant nous a habitués, depuis dix ans, à son comportement que Lionel Zinsou a qualifié d’« impulsif », mais on doit lui rappeler que le pouvoir n’est pas un « bien » personnel qu’on confisque. Ensuite, il devrait s’efforcer de se rappeler que feu Mathieu Kérékou lui a transmis le pouvoir en 2006. D’ailleurs, s’il n’avait pas été élu démocratiquement, c’est-à-dire par le peuple, il ne serait jamais devenu président. Yayi Boni, à travers des propos du genre, d’ailleurs renouvelés à Calavi hier, démontre qu’il est peu enclin à respecter les textes de la République et la Constitution sous laquelle il a été élu. Tout ceci n’est pas nouveau. Mais après la claque reçue par son candidat lors du premier tour de l’élection présidentielle, au lieu d’amuser la galerie et ameuter le peuple, par ce qui s’apparente aux derniers soubresauts d’un mourant, le chef de l’Etat sortant devrait savoir raison gardée. Le peuple qui l’a élu vient de lui indiquer la porte de « sortie ». « Il faut quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte », dit l’adage. En effet, si Patrice Guillaume Athanase Talon ne remplissait pas les conditions idéales et nécessaires pour diriger les Béninois, la Cour constitutionnelle aurait invalidé sa candidature. Mieux, 24, 80% de nos compatriotes n’auraient jamais porté leurs suffrages sur l’ex-magnat du coton. Voilà les deux instances indiquées et à même de décider de qui doit diriger le pays. Yayi Boni a fini ses deux mandats constitutionnels. Il n’est donc pas la personne indiquée pour décider de qui peut ou doit lui succéder. Le régime actuel n’est pas une monarchie. Même si c’est une « démocratie-nescafé », elle convient parfaitement aux Béninois. Alors, si Yayi Boni n’était pas au rendez-vous du 6 avril prochain, la Cour constitutionnelle s’en chargera, au grand bonheur d’un peuple qui a vécu la tyrannie d’une dictature déguisée depuis bientôt dix ans. Yayi Boni peut partir ou laisser le pouvoir. Le peuple s’en chargera.

Abdourhamane Touré

Actu Bénin

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