Menacé de mort pour avoir dénoncé une malversation au Contrelec, il marche...

Menacé de mort pour avoir dénoncé une malversation au Contrelec, il marche de Cotonou à Porto Novo.

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Afin de se faire entendre par les voix les plus autorisées de la République, un agent de Contrelec a marché de Cotonou pour la capitale politique du Bénin, Porto-Novo, ce jeudi 28 avril 2016. La pluie qui s’est abattue sur Cotonou n’a pas nullement émoussé l’ardeur de Désiré Kouassi Kassa. Puisque, c’est de lui qu’il s’agit.

Très tôt, il s’est rendu 8 heures du matin de ce jeudi, au rond-point Sobébra. Et à 08h30, il a pris le départ à pied, destination Porto-Novo, plus précisément l’esplanade de l’Assemblée nationale. Ceci, pour garantir sa sécurité et dénoncer la magouille qui s’organise au sein de Contrelec, une direction sous-tutelle de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). En effet, son péché a été de dénoncer une malversation financière au sein de l’entreprise Contrelec dont il est agent. Depuis lors, il est menacé de mort. Même l’un de ses proches qui travaille dans la même structure que lui est décédé dans des conditions mystérieuses. Pour ne pas rester muet face à ces drames et vu que sa vie est aussi en danger, il a décidé de se faire entendre. Et la méthode trouvée est de marcher de Cotonou à Porto-Novo, ce jeudi 28 avril 2016.

Pour rappel, l’affaire remonte en avril 2015 quand, à l’occasion d’une mission de contrôle conduite par le Daf/Contrelec, l’agent dont nous taisons le nom aurait dénoncé une malversation financière dont l’auteur n’est que le secrétaire de l’agence Contrelec de Parakou. De dialogue en dialogue, l’intéressé aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Ce qui aurait donné lieu à un procès-verbal et signé par un comité mis en place. Dès cet instant, l’agent qui aurait dénoncé les faits serait menacé de mort suivi de nombreux évènements fâcheux notamment des poursuites à moto à travers la ville de Parakou, des appels téléphoniques suivis de paroles incantatoires. Bref, toutes les méthodes sont utilisées pour nuire à sa personne. Ce qui est bizarre, il a demandé à être affecté à Cotonou. Mais paradoxalement, celui qui le menace a été, aux dernières nouvelles, aussi affecté à l’agence Contrelec de Cotonou. Veut-on la mort du jeune agent qui aurait dénoncé ces malversations financières ? Seuls les responsables de cette structure pourraient en répondre. Affaire à suivre donc !

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1 COMMENTAIRE

  1. Dans quel pays sommes nous? Ne pouvait on pas couter le jeune travailleur pour mener une enqute? Le pouvoir de la rupture doit renverser la tendance sur ces pratiques

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