Menace de destitution du maire d’Aplahoué Casimir Sossou:Les vraies raisons de la...

Menace de destitution du maire d’Aplahoué Casimir Sossou:Les vraies raisons de la crise qui secoue le Conseil communal

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Le virus de destitution a affecté le Conseil communal d’Aplahoué. Des conseillers communaux ont déclenché une guerre contre le maire Casimir Sossou, proche du camp Sébastien Ajavon, le menaçant de le faire partir. De son côté, le jeune maire adopte un comportement de sérénité, mais engagé dans le combat contre ses adversaires politiques dirigés par Richard Allossohoun, un proche du régime Patrice Talon.

Le bras de fer est engagé entre les deux jeunes acteurs politiques. Richard Allossohoun, à la tête d’un camp (minoritaire), est déjà loin dans les tractations, selon ses proches, pour faire descendre Casimir Sossou, maire d’Aplahoué, qui compte sur sa majorité pour ne pas se laisser faire. Richard Allossohoun est l’actuel Directeur général adjoint du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Il a été, pendant la période électorale, le coordonnateur communal de campagne du candidat Patrice Talon. Il est aussi un conseiller communal élu sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Casimir Sossou, actuel maire de la Commune d’Aplahoué, est membre du Parti social démocrate (Psd). Il est très proche de Emmanuel Golou qui a d’ailleurs parrainé son élection, selon nos sources. Très actif et engagé dans son parti, le jeune maire a été aussi l’un des acteurs importants dans la mobilisation faite pour le candidat Sébastien Ajavon lors de l’élection présidentielle dernière au Bénin. Sur le terrain politique, les deux jeunes (Allossohoun et Sossou) se sont affrontés avant de se voir dans un même camp au second tour. Mais, ils n’ont jamais réussi à se mettre ensemble, puisqu’au niveau du Conseil communal, ils sont divisés sur des questions données. Et au sein des populations de la Commune d’Aplahoué, il est évoqué une guerre entre « partisans de Talon et d’Ajavon ».

A l’origine de la guéguerre actuelle au terme de laquelle un perdant se dégagera, on apprend qu’il s’agit d’un recours déposé par le maire Casimir Sossou auprès de la Cour suprême, demandant l’invalidation du siège du conseiller Richard Allossohoun, au motif qu’il est nommé depuis quelques mois, directeur général adjoint du Conseil national des chargeurs du Bénin ( Cncb). Cet acte du Maire aurait été précédé, d’après nos sources, d’un rappel à l’ordre fraternel et en toute courtoisie. La Cour suprême, dans le processus de gestion des recours, aurait déjà saisi le conseiller Allossohoun. Ce dernier, certainement mécontent, aurait juré faire partir le Maire avant que son recours ne soit vidé. Des sources proches de l’intéressé (que nous avons tenté de joindre, en vain) renseignent que des démarches sont déjà menées et actuellement, un bon nombre de conseillers sont mobilisés pour descendre le maire. On évoque environ 13 conseillers communaux (sur un total de 24) déjà contactés et prêts à accompagner le projet. De son côté, Casimir Sossou semble ne pas être ébranlé. Ceux qui le côtoient indiquent qu’il compte aussi sur sa majorité pour ne pas subir la loi de ses opposants. D’ailleurs, on apprend qu’il ne se reproche rien en termes de gestion pour qu’on veuille le faire partir très tôt.

Déjà un signal fort

Dans la mise en œuvre du projet de destitution, le camp Allossohoun a déjà posé un acte concret. Le 24 novembre 2016, neuf conseillers communaux d’Aplahoué ont boycotté la quatrième session ordinaire au cours de laquelle le projet de budget 2017 de la commune devrait être étudié et amendé. Comme motif, ils ont parlé de la non-satisfaction d’une requête auprès du maire Casimir Sossou. En effet, c’est Richard Allossohoun qui a formulé une requête soutenue par des conseillers de reporter l’intégralité des points à l’ordre du jour à une autre session et d’avoir le point des jeux de maillots ramenés par le maire de son voyage sur l’Italie dans le compte de la mairie. L’autorité communale a estimé que ledit point n’était pas à l’ordre du jour et qu’il ne fallait pas en répondre.

L’article 40 de la loi sur l’élection des élus locaux se fait plus clair : « sont incompatibles avec le mandat de Conseiller communal ou municipal, de village ou quartier de ville, les fonctions de chef d’entreprise, de président de conseil d’administration délégué, de directeur général, de directeur général adjoint et de gérant…

AT

aCotonou

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