Mémorandum du Syntrap/Céna

Mémorandum du Syntrap/Céna

0
PARTAGER

Nous, soussignés, membres du Comité de crise du Syntrap/Céna, avons l’honneur de porter à votre attention le mémorandum dont la teneur suit :
Aux termes des dispositions de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013, portant code électoral en République du Bénin, en son article 13, du titre III, il est créé la Commission électorale nationale autonome (Céna) désormais installée pour un mandat de sept (07) ans non renouvelable.

Aussi, la Céna devient-elle permanente à l’instar de l’ancien Secrétariat administratif permanent.
Le 1er juillet 2014, les membres de la Céna après la prestation de serment, ont pris service en lieu et place de l’ex-Sap/Céna.
A sa prise de fonction, la Céna a trouvé sur place un personnel, toutes catégories confondues de 45 agents, tous agents contractuels de l’Etat et disposant de leurs contrats à durée indéterminée réguliers. Curieusement, en violation des dispositions de la loi portant statut général de la fonction publique, le Président de la Céna et les autres commissaires ont entrepris une vaste campagne d’épuration des agents de l’ex-Sap/Céna, qui au lieu d’être reversés à la Céna, furent à tour de rôle délogés de leurs bureaux.
En quelques mois, il y eut des recrutements massifs de nouveaux agents ni Ape, ni Ace dont des retraités sur la base de décisions en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur en République du Bénin.
Chose aussi curieuse qu’étonnante, le Président de la Céna, a nommé et responsabilisé ces nouveaux agents qui pour certains sont encore employés ailleurs.
Sur les 45 agents laissés par l’ex-Sap/Céna recrutés sur poste depuis 2008, huit (08) ont été reversés dans le personnel de la Céna et ce à dessein car, pour la plupart, ce sont des responsables syndicaux et membres de la délégation du personnel.
Le plan d’épuration a été bien peaufiné par ses auteurs qui pensaient qu’après la décapitation du syndicat et de la délégation du personnel, plus personne ne pourrait reprendre en main la situation du personnel. Mais, fort des dispositions des textes fondamentaux du Syntrap/Céna, qui ont prévu la conduite à tenir par le personnel en de pareilles circonstances pour le moins regrettables, les membres restants du syndicat, après de larges consultations et concertations ont pris l’initiative de la mise sur pied du Comité de crise du Syntrap/Céna.
Le président de la Céna et les quatre autres commissaires ont instauré depuis leur prise de fonction un régime de ségrégation et d’épuration, en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur.
De sources bien informées, c’est sur instructions et pression des autorités de la Céna, pour camoufler leur forfait, que le service des ressources humaines du Palais de la Présidence rappelle le reste des agents de l’ex-Sap/Céna demeurés sans décisions et régulièrement employés par celle-ci lors de toutes les consultations électorales qu’elle a organisées pour soi-disant les affecter dans les services rattachés du Palais de la Présidence au motif que le Sap/Céna se trouvait sous la tutelle du Président de la République.
Pire selon les mêmes sources chaque commissaire détiendrait par devers lui une liste supplémentaire d’agents à recruter en lieu et place des agents de l’ex-Sap/Céna qui devraient suivant leur planning avoir été tous rappelés au Palais de la Présidence au plus grand tard le 15 mai 2016.
Toutefois, de nos investigations, il ressort qu’aucune demande de détachement ni de besoin en personnel n’a été formulée au niveau du Ministère de la fonction publique.
En réalité, les collègues ayant rejoint le Palais sont restés sans attribution, sans bureau et arpentent les couloirs du Palais à longueur de journée.
Autre fait révoltant est le régime indemnitaire largement favorable applicable au personnel abusivement recruté par la Céna au détriment des agents de l’Etat en poste depuis plus d’une décennie. Il en va de même de la rétribution du personnel recruté dans le privé qui a eu droit à tous les avantages et rémunérations (bien que n’ayant aucun contrat), dont le personnel de l’ex-Sap/Céna, quoiqu’ayant travaillé, a été systématiquement privé.
En définitive, le personnel fait les frais d’un despotisme dont sont auteurs les Commissaires et le président de la Céna qui va jusqu’à refuser de signer les actes administratifs (titre de congé, certificat de travail…) concernant le personnel agent de l’Etat de la Céna.
Les membres restants du Syntrap/Céna, ne voulant pas continuer à être victimes de la gabegie et de la concussion organisées par le Président Emmanuel Tiando et ses pairs, tire la sonnette d’alarme et appelle au secours les structures relevant des corps de contrôle, les organisations de lutte contre la corruption, la société civile, les professionnels des médias afin que justice soit rendue et que chacun soit rétabli dans ses droits ; car depuis bientôt vingt-trois mois que la Céna nous exploite, elle ne nous a jamais payé d’indemnités.
Telle est la substance du présent mémorandum que le Syndicat des travailleurs de l’administration permanente de la Céna (Syntrap/Céna) tient soumettre à l’opinion publique au sujet de ce cas d’abus de fonction du Président de la Céna.

Le comité de crise

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE