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mèches des femmes: Djenontin souhaite une législation 

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Les députés de la 7ème législature sont en séminaire parlementaire depuis mardi 27 juin 2017, à Dassa-zounmè. Principale objet de réflexion, la proposition de loi qui doit, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, réglementer, voire interdire l’importation et l’usage des sachets plastiques au Bénin. A l’occasion des débats, le député Valentin Djenontin a saisi l’opportunité, par une brillante intervention, pour inviter ses collègues à prendre en compte les mèches des femmes dont les conséquences sont nuisibles pour l’environnement. Selon lui, les mèches sont aussi dangereuses que les sachets plastiques. Lire ci-dessous l’intégralité de son intervention.
 
«  D’abord je prends à mon compte le développement fait par ceux qui m’ont précédé. Le premier a longuement parlé de la gestion du changement de comportement. Cela n’enlève rien à l’opportunité que nous avons à adopter ce texte qui fait l’interdiction.  Mais lorsque moi j’ai lu le texte, j’ai comme l’impression qu’on a mis l’accent beaucoup plus sur l’interdiction n’ayant pas tellement de possibilité par rapport à comment nous allons gérer le stock existant. C’est vrai que j’ai vu que dans les dispositions transitoires, mais là encore c’est qu’on a donné 6 mois aux gens pour s’en débarrasser. Ils vont s’en débarrasser  comment ? Je crois que quelqu’un a parlé d’avoir des usines, des dispositifs pour pouvoir détruire ce qui existe. Vous voyez, c’est plus qu’opportun et ce qui se passe est extrêmement dangereux. C’est même des  déchets qu’on n’arrive pas à maitriser. On le jette ici et vous pouvez les retrouver même à Bantè. Et le comble, c’est que ça rentre dans les maisons, ça passe partout ! Par extension, je voudrais même que les mèches des femmes soient prises en compte dans cette loi. Ces mèches coupent systématiquement les pattes des poulets. C’est grave ! Dans l’application de cette loi, il faut que nous trouvions des mesures sérieuses parce que ce qui manque, ce n’est pas l’absence des textes, mais comment les appliquer qui est notre problème. Il faudrait que les techniciens continuent à réfléchir pour qu’au-delà des mesures de coercition répressive qu’on puisse trouver d’autres manières. Dans l’exposé fait par le DG, il a parlé de quelques ONG, mais moi je voudrais au-delà de ces ONG qui font quelques paniers, que vous fassiez extension  aux écoles de métier. Nous avons plein d’artisans et nous pouvons faire leur promotion. Parce que ceux qui vont venir s’installer pour fabriquer les sachets biodégradables mais il serait souhaitable d’exploiter ce que nous avons à portée de mains.  Pour finir, il faut revoir la chaine de commercialisation. »
 
Propos recueillis par Hermann OBINTI.


Source : pressej.info

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