Manque de politiques pour la promotion des secteurs animal et halieutique :...

Manque de politiques pour la promotion des secteurs animal et halieutique : Le député Idrissou Bako interpelle le gouvernement

0
PARTAGER

Face à l'absence de politiques de développement pour  les secteurs animal et halieutique, secteurs d'activités animés généralement par l'ethnie peul, le député Idrissou Bako a interpellé le gouvernement. C’est par une question orale avec débat afin que ce dernier vienne s'expliquer devant la représentation nationale. Lire la question

Question orale avec débat au gouvernement

Objet : Démission du gouvernement face au problème de certaines minorités

Au Bénin, le secteur agricole constitue la principale source de création de richesse. Plus de 60% des actifs masculins et 35% des actifs féminins réellement occupés exercent une profession agricole. La contribution de ce secteur au PIB est de l’ordre de 34,3%. La production végétale y est prépondérante et intervient en moyenne pour 24,1% tandis que les productions animale et halieutique y contribuent respectivement pour 5,9% et 4,2%.

Au sein de la frange de population qui mène ces activités, nous retrouvons les Peuls, une ethnie qui est incontestablement celle qui mène l’élevage depuis les temps ancestraux. L’élevage de par son passé est aussi tributaire de la terre voire de l’espace pastorale autant que la production végétale. Mais aujourd’hui, les techniques culturelles intensives entre en conflit avec les espaces pastoraux  jadis utilisés par les éleveurs pour mener leur activité.

Cet état de chose dénote de ce que depuis plus de deux décennies, les gouvernements qui se sont succedés à la tête de notre pays ont rélégué au second rang, le sous-secteur de la production animale au profit de la production végétale.

Cette démission de l’Etat dans le soutien du groupe socio-culturel Fulvé entraine de lourdes conséquences pour la population à la base.    -Sur le plan économique, la contribution de la  production animale au PIB ne représente que le quart (1/4) de celle de la production végétale, situation qui oblige le Bénin aujourd’hui à être dépendant des pays frontaliers comme le Burkina-Faso et le Niger pour la consommation de la viande et à recourir aux viandes importées congelées pour subvenir aux besoins en protéïnes alimentaires de la population.

-Sur le plan socio-culturel, le manque de programme tenant compte des spécificités de ce groupe socio-culturel expose les Fulbés à l’ignorance, à l’analphabétisme, à l’inoccupation livrant ainsi les jeunes à la délinquance pour subvenir à leurs besoins, parce que chassés des espaces pastoraux par les agriculteurs. C’est ce qui explique aujourd’hui les récurrents conflits entre agriculteurs et éleveurs dont la conséquence est la stigmatisation des Peuls.

La représentation nationale prie le gouvernement de fournir des réponses précises aux questions suivantes :

1)    Quels sont les programmes de développement qui contribuent au développement du sous-secteur de la production de la viande et du lait?

2)    Quelle est la politique du gouvernement permettant une meilleure cohabitation entre agriculteurs et éleveurs dans nos villages et Communes respectifs ?

Cotonou, le 08 Juillet 2016
Honorable Idrissou BAKO
Député


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE