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Lutte contre les faux médicaments : Les députés renforcent l’arsenal juridique

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Les députés à l’Assemblée nationale viennent de faire franchir au Bénin, un pas important dans la lutte contre le trafic des ‘’faux médicaments’’. Ils ont autorisé hier la ratification de la Convention Médicrime, une Convention internationale de droit pénal contre le trafic des faux produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique. Il s’agit d’une convention du Conseil de l’Europe, ouverte à tous les pays, entrée en vigueur le 1er janvier 2016 et qui vise à prévenir et à combattre les menaces qui pèsent sur la santé publique. Plus précisément, ladite Convention permet d’améliorer les services sociaux de base, de renforcer l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique et ce, dans l’intérêt de la santé des populations. Par ailleurs, la Convention en question est le premier instrument juridique qui criminalise la fabrication et la distribution de faux produits médicaux. C’est du moins ce qui ressort du rapport de la Commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales présidée par la députée Claudine Prudencio qui a présenté le dossier à la plénière. Comme l’on pouvait s’y attendre, l’examen en plénière de ce dossier a suscité un grand intérêt dans le rang des députés. Lors du débat général, la plupart des intervenants ont fait des déballages sur l’état des lieux de la commercialisation des produits pharmaceutiques au Bénin. C’est un secret de polichinelle que depuis plusieurs années, les médicaments contrefaits dictent leur loi aux médicaments vendus dans les officines pharmaceutiques. Mais pour certains députés comme Valère Tchobo, les médicaments contrefaits communément appelés ‘’faux médicaments’’ se trouvent aussi bien sur le marché noir que dans les pharmacies agréées. Il a été appuyé dans ses propos par plusieurs autres députés qui ont invité le gouvernement à multiplier ses actions pour un meilleur contrôle des produits dans les pharmacies pour le bien des populations.
Karim O. ANONRIN

Source : aCotonou

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