L’inutile débat sur la démission du premier ministre

L’inutile débat sur la démission du premier ministre

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Depuis un certain temps, un vieux débat, rouillé, raillé puis définitivement rangé refait subrepticement surface, du fait de la double casquette de Lionel Zinsou, membre du gouvernement et candidat à la présidentielle de 2016.

Actuellement, la jactance facile et les menaces à peine voilées de Tévoédjrê, les funestes cantiques de madame Rosine Soglo, la poétique ostentatoire de Nicéphore Soglo, les tristes litanies de Réckya Madougou…sur ce sujet créent la confusion sur le terrain au point de rendre cette belle période de précampagne très heurtée inutilement.

En fait, les bonnes gens se posent la question de savoir où Nicéphore et Rosine Soglo, Albert Tévoèdjrê, Réckya Madougou Shégoun Bakary… veulent conduire le pays avec une histoire à dormir debout. Ils demandent que le premier ministre, Lionel Zinsou démissionne de son poste, au nom d’une loi.
Certes, la loi 2013-06du 25 novembre 2013 a effectivement déblayé le terrain sur la question mais n’a jamais obligé un quelconque candidat à démissionner. Tant et si bien que ni le code électoral ni la constitution n’ont spécifiquement posé ce problème.

En clair, cette exigence saugrenue n’a donc aucune exigence juridique. Nous n’inventons rien. Même le père de la Constitution, Maurice Ahanhanzo- Glèlè, a clairement indiqué que : « rien ne contraignait le premier ministre à démissionner ».
D’où alors (diantre !) Tévoèdjrê et surtout, ses deux mousquetaires Soglo, tiennent-ils le boulet ? Ont-ils envie de jouer de la simple figuration en cette période où tout leur échappe au sein de leurs partis politiques respectifs ?

Là où le bât blesse est que depuis que le Bénin démocratique existe, aucun candidat n’a démissionné de son poste gouvernemental pour se présenter à une élection présidentielle.
En 1991, Nicéphore Soglo, alors premier-ministre, avait-il démissionné avant de poser sa candidature ? Il a fait campagne avec les moyens, les hommes et les attributs de l’Etat !
En 1996, Nicéphore Soglo-le rhétoricien du lot- avait-il démissionné de son poste de président de la République pour poser à nouveau sa candidature, avant de se voir administré la plus belle leçon politique de l’histoire ?

Si nos souvenirs sont justes, le professeur Albert Tévoèdjrê, alors fieffé opposant du régime Soglo, a fustigé cet état de chose et s’en était remis à l’arbitrage de la Cour constitutionnelle, qui l’a débouté ! Qui veut-on tromper ? Où alors est-ce parce que Lionel Zinsou a la peau blanche qu’il faille lui imposer des ladreries du genre ? Décidément on en perd son latin.
D’autres citoyens se posent la question de savoir si nos mousquetaires ne sont pas déjà dévastés par « la vieillesse ennemie » ? Mon ami du village d’à côté me souffle qu’ils ont la haine noire en commun contre le candidat Zinsou que plus rien, ne peut plus empêcher de gagner K.O dès le premier tour. Wait and see.

aCotonou

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