Les députés refusent d’animer l’opposition

Les députés refusent d’animer l’opposition

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Les députés refusent de faire l’opposition au Parlement. C’est le triste constat fait hier lorsqu’il était question en plénière, de trancher au sujet de la configuration politique dans le cadre de la désignation des membres du conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée. La plénière après un long débat, a fini par se référer à la configuration au moment des enjeux pour la mise en place du bureau de l’institution. Une réalité qui permet à l’opinion de s’interroger sur la durée du suspens.

Le rapport de la commission des lois concernant la désignation des députés membres du conseil d’orientation et de supervision de la lépi a été adopté hier en plénière. Cette étape donne un coup d’accélérateur au processus qui permettra à la plénière de valider la liste qui lui sera soumise à la prochaine session extraordinaire de l’institution. Une démarche qui consiste à donner du temps aux groupes parlementaires pour conduire avec doigté les discussions pour le choix des élus à proposer à l’instance suprême du Parlement pour accord. Mais avant de parvenir à cette donne, un débat sérieux a été mené et a porté sur le statut des groupes qui renseignent l’opinion sur la configuration politique de l’institution. Le débat observé, fait suite à la lecture du rapport présenté par Orden Aladatin, lequel rapport a fait mention de deux options concernant le mode de désignation.
La première tient compte de la configuration politique au moment de la mise en place du bureau du Parlement. La seconde expose la situation en l’état concernant les groupes parlementaires dont il est impossible aujourd’hui de connaître le statut. Cette confusion a été donc à l’origine des positions tranchées notées au niveau de certains députés surtout ceux non inscrits et intéressés par le positionnement au cos/lépi.
Au finish, la plénière a suivi la recommandation faite par les commissaires. La commission a préconisé que l’instance suprême tranche au sujet de l’option à prendre. C’est ainsi que la configuration en place au moment de l’élection du bureau actuel de l’institution est préconisée. Une façon hypocrite de trancher le débat pour éviter que la rupture découvre ses ennemis. Dans tous les cas, ça finira pas se savoir lorsque les enjeux de survie politique seront au rendez-vous.

Nicaise AZOMAHOU

aCotonou

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