Les consignes de vote de l'objecteur de conscience Ernest Coovi ADJOVI

Les consignes de vote de l'objecteur de conscience Ernest Coovi ADJOVI

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Béninoises et Béninois,
Mes chers amis,

L’élection d’un nouveau Président de la République, en général, est un moment décisif dans toute démocratie moderne. Dans le contexte béninois, en particulier, celle de 2016 sera vitale pour l’avenir de notre pays. Il s’agira, d’une part, de sanctionner la mauvaise gouvernance et le décrochage démocratique du Bénin qui ont caractérisé la gestion du pays par le régime de Boni YAYI. D’autre part, nous devons avec sérénité et détermination donner une nouvelle orientation à notre pays. Mon rôle d’objecteur de conscience, face à la situation actuelle de notre pays, est de montrer le chemin à suivre à la jeune génération. Comme j’ai eu à le faire par le passé, c’est avec honneur et responsabilité que je me laisse saisir par l’amour de ma patrie, la seule pour qui mon cœur bat.

D’entrée de jeu, je déplore la pléthore des candidatures sans pour autant dénier à ses différentes personnalités, la légitimité de leur engagement dans cette course. Cette pléthore de candidature, si elle témoigne de la vitalité de notre démocratie, il n’en demeure pas moins qu’elle vicie le choix des électeurs, par conséquent vicie la démocratie. Aussi les proportions inquiétantes que l’argent prend dans les élections dans notre pays me préoccupent beaucoup. C’est le lieu pour moi de rappeler à la jeunesse, mon slogan de 2011 : «Non ! Merci, gardes ton argent et montres-moi ton programme. Ma conscience n’est pas à vendre, mon âme n’est pas à vendre, donc mon vote n’est pas à vendre ».

Le vote est une arme dont vous les jeunes, devez-vous servir, pour changer le destin de cette nation. Car c’est de votre avenir qu’il s’agit.

Par ailleurs, je regrette l’incapacité de la classe politique à être à la hauteur des enjeux de cette élection cruciale, et à combler les attentes de nos populations par des projets et offres politiques conséquents. Notre classe politique semble avoir tourné dos à l’éthique et à la morale.

La mauvaise foi et le non-respect de la parole donnée ont plombé l’émergence d’une candidature crédible en son sein. Ce qui justifie, à mon humble avis, l’éternelle question des hommes providentiels. Pour ma part, dans les circonstances actuelles, le choix d’un homme s’impose à nous. Cet homme, de mon point de vue, est Sébastien Germain AJAVON.

Par ailleurs, je tiens à dire au sujet de la candidature de notre compatriote Lionel ZINSOU et les polémiques qu’elle suscite, que je respecte ce digne fils du Bénin qui a du mérite. Sa couleur de peau ne me pose aucun problème. C’est le fils d’un grand homme béninois, le professeur René ZINSOU et neveu du président Emile DERLIN-ZINSOU, président d’honneur du parti UNDP, dont j’ai été d’ailleurs le candidat aux législatives de 2007 dans la 18ème circonscription électorale. Notre compatriote Lionel ZINSOU a réussi brillamment ailleurs et a hissé le nom de notre pays très haut. C’est une fierté et je partage son afro-optimisme. De ma position de béninois de la diaspora, je comprends les sentiments qui pourraient être les siens face à la virulence des critiques dont il fait l’objet, et qui tendent à lui dénier sa citoyenneté béninoise. Déjà qu’à l’extérieur du Benin, on nous rappelle que nous ne sommes pas chez nous. Cependant, j’aurais souhaité qu’il soit rentré un peu plus tôt, de lui-même. Qu’il ait eu le temps de connaitre davantage les Béninois et les réalités béninoises. Dans ces conditions, on pourrait croire à son envie de se mettre au service de notre patrie. Mais, débarqué à neuf (09) mois des élections, dans une remorque de Boni YAYI, et porté par les FCBE, décrédibilisent sa candidature. En peu de mots, l’élection de Lionel ZINSOU, si elle advenait dans le contexte actuel, serait une alternance sans une alternative crédible.

Par contre, Sébastien Germain AJAVON, est plus crédible par son soutien actif et sans condition à l’Union fait Nation qu’il a accompagné par ses moyens depuis sa création, jusqu’à la désignation manquée de son candidat. Ce qui lui a d’ailleurs valu le matraquage fiscal du régime de Boni YAYI. Parti de rien, il incarne un modèle de réussite personnelle dont l’exemple peut stimuler et motiver la jeunesse béninoise. Dans un pays où faire des affaires au sommet de l’Etat avec l’Etat est érigé en doctrine commerciale, il s’est construit un empire commercial respectable et de renommée internationale, sans gagner le moindre centime dans un contrat avec l’Etat. Ce qui révèle une présomption d’ingéniosité organisationnelle et de puissance de commandement dont notre pays a besoin pour faire la rupture avec le régime de Boni YAYI.

Enfin, j’aurais souhaité, dans le contexte actuel, que le Président Adrien HOUNGBEDJI, mon grand frère que j’ai soutenu avec détermination et combativité, et pour qui certains, d’entre nous, étaient prêts à mourir, se souvienne de la contribution décisive de Sébastien Germain AJAVON à son effort de campagne en 2011, avant d’opérer son choix.

En conséquence, la candidature de Sébastien Germain AJAVON, me paraissant plus saine et plus indiquée, mérite une mobilisation générale pour sauver la patrie. Il est un exemple d’engagement pour la création de la richesse et de la lutte contre le chômage. Il est un exemple d’engagement pour l’emploi des jeunes. Il est un exemple de réussite sociale.

Je recommande ce choix, à la jeunesse béninoise, pour l’élection présidentielle du 06 mars 2016.
Une fois encore, mes chers amis, ne vendez pas votre conscience. Ne vendez pas votre âme ! Et surtout ne vendez pas votre vote !

Ernest Coovi ADJOVI,
Objecteur de Conscience.

Matin Libre

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