Le ministre Hervé Hêhomey sur les 100 d’actions de Talon : «Une...

Le ministre Hervé Hêhomey sur les 100 d’actions de Talon : «Une route de 4 voies x 2 entre Sèmè et Calavi avant 2021»

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Hervé Hêhomey, ministre des infrastructures et des transports était l’invité de l’émission «Zone Franche» hier, dimanche 17 juillet 2016 sur Canal3. Il était question de faire le bilan des cent premiers jours de gestion du gouvernement du président Patrice Talon. Emission au cours de laquelle le ministre a annoncé plusieurs nouveaux chantiers dont la construction, avant 2021, d’une route qui contourne Cotonou au nord-est qui reliera Sèmè Podji à Calavi Kpota. Lire ici le condensé des explications que le ministre a apportées sur chacun des domaines sur lesquels le gouvernement s’attèle depuis le 6 avril 2016.
La discrétion et la communication du président Talon
A chacun son style. Mais c’est un bon style. A travers ce style, le président de la République envoie des signaux forts aux Béninois. Il est préparé à la fonction présidentielle. Le gouvernement réfléchit avant d’agir. C’est la réflexion avant action. C’est le leitmotiv du gouvernement Talon. C’est aussi le respect de la parole donnée. Toutes les actions posées par le président Talon sont conformes à son projet de société, ses promesses électorales. C’est l’efficacité dans la communication. Nous communiquons de façon intelligente. C’est une bonne méthode. Celui qui parle beaucoup n’a pas le temps de travailler. Pour ce qui me concerne, j’ai lancé plusieurs chantiers, j’ai visité quelquefois des chantiers en présence du Chef de l’Etat mais la presse n’y était pas conviée. C’est le cas par exemple de la route des pêches dernièrement. L’art de communiquer, c’est l’art de se faire comprendre par tous les acteurs concernés par un sujet. La communication gouvernementale est harmonisée aujourd’hui. Elle est plus saine.
Le dispositif sécuritaire allégé autour du président
Le président Talon circule en toute sécurité, même avec ses moyens personnels et un cortège réduit. La sécurité, ce n’est l’exposition de grands moyens. Elle se conçoit. C’est un ensemble de choses.
Les rétropédalages
Pour ce qui concerne par exemple la commercialisation du bois, il s’agissait plutôt de l’exportation et non du commerce à l’intérieur du pays. Les agents des eaux et forêts n’avaient pas compris. L’idée du gouvernement a été reprécisée en conseil des ministres.
En 100 jours, qu’est-ce qui a changé ?
Presque tout. La méthode. Les objectifs en termes de résultats ont changé. La stratégie pour atteindre ces objectifs a aussi changé. Il y a les mesures prises pour la réduction du train de vie de l’Etat. A ce niveau, beaucoup d’économies sont faites pour le pays. Il y a des restrictions au niveau des cabinets des ministres. Il y a aussi la bonne gouvernance.
Les nominations non-médiatisées
On ne fait pas de battage médiatique autour des nominations prononcées en conseil des ministres. D’ailleurs, ces nominations se font dans un comité interne au ministère. Je nomme des cadres qui ont profil du poste. Un cadre peut être en procès. Mais, en l’absence de décision de justice, d’une condamnation, l’intéressé est présumé innocent. Il peut aussi gagner le procès. Ce que nous faisons depuis le 6 avril est propre. Seulement, il y a beaucoup d’intoxications à travers les réseaux sociaux. Les gens sont fertiles en imaginations.
Au plan administratif
A ce niveau, il faut souligner la désignation des chefs-lieux des départements et la nomination des nouveaux préfets. C’est un acte de courage posé par le président de la République, Talon. Ses prédécesseurs, Mathieu Kérékou et Boni Yayi, n’ont pu le faire en dix ans de règne chacun en ce qui les concerne. Mais, en moins de trois mois, la question est réglée. C’est une prouesse. Derrière ces nouvelles administrations, i y a un plan de développement mené par des ministères concernés.
Braquages et vindictes populaires
Les ministres de la défense et de l’intérieur sont à pied d’œuvre pour prévenir et réprimer les braquages. Nous venons par exemple de doter la gendarmerie de plusieurs dizaines de véhicules.
Grèves et morosité sociale
Les derniers mouvements sociaux n’ont rien à voir avec ceux que nous avions connus. Le climat social est apaisé. Ça se sent. Le pays est calme. Nous travaillons en toute sérénité. Au titre du climat social apaisé, il faut inscrire le règlement de la crise au niveau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin. Dieu agit par toutes les mains qu’il choisit pour régler un problème. Pour l’Epmb, Dieu a choisi le président de la République, Patrice Talon, pour mettre fin à une crise qui date d’au moins vingt ans.
Avion présidentiel retourné
C’est un mauvais dossier dans lequel on voulait nous embarquer. Le montage financier n’était pas bon. La procédure d’acquisition était biaisée. L’inspection de navigabilité a révélé beaucoup de défaillances au niveau de l’appareil. En tant que ministre des infrastructures et des transports, j’ai visité l’avion. A cette occasion, des choses se sont révélées. J’ai mis en place une inspection de navigabilité qui a révélé des problèmes. La preuve, le vendeur a vite fait de retourner son avion. Il n’a pas demandé une contre-expertise. L’Etat a évité d’acheter un avion qui n’est pas en bon état et, en le faisant, a évité des pertes financières au contribuable béninois.
La filière véhicules d’occasion
J’ai pris un acte qui a arrêté une pagaille dans cette filière. Nous avons entrepris de réformer la filière de véhicules d’occasion. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons écouté tous les acteurs impliqués. Il ressort que c’est une filière mal gérée où chacun s’introduit et crée ses redevances. A cet effet, nous avons commandité deux audits. Les premiers éléments de ces audits corroborent déjà les appréhensions. Pour ce qui concerne l’audit de la Ségub, dès qu’il est lancé, la comptable principale a vu sa maison cambriolée et son ordinateur volé. Je veux bien croire que c’est un hasard car c’est la comptable qui est chargée de donner le maximum d’informations aux auditeurs. Pour l’audit relatif aux redevances d’escorte des véhicules, les résultats vont bientôt tomber. La réforme de la filière est en cours. Elle se fait en trois étapes. Nous avons fait l’état des lieux. Les deux audits sont lancés. La 3è et dernière étape, ce sera la prise d’un nouvel arrêté qui se basera sur les résultats des audits.
La mévente au port de Cotonou
Pour ce qui concerne la mévente au port de Cotonou, elle est due à une conjoncture du voisin de l’Est qui est obligé de prendre certaines mesures. Nous travaillons à changer la tendance. Mais la mévente ne concerne pas que la filière des véhicules d’occasion. C’est toute l’activité portuaire qui est concernée.
La situation des infrastructures ferroviaires
En ce qui concerne Bénirail particulièrement, la situation est difficile en ce moment. Nous avons commis des erreurs dans ce dossier par le passé. Bénirail est bloqué aujourd’hui. Elle ne peut mener aucune activité. Africarail a assigné l’Etat béninois devant les tribunaux à Paris. J’irai défendre ce dossier avec nos avocats. Mais pour le moment, nous avons commencé par réexaminer les Conventions avec les Groupes Bolloré et Pétrolin. Bénirail fait partie des dossiers prioritaires du gouvernement. Nous comptons sur les rails pour régler nos problèmes liés au transport. Le président de la République est personnellement impliqué et tient à ce que les intérêts des uns et des autres soient préservés.
Les chantiers routiers
A ce niveau, beaucoup de choses se font dans la discrétion. Malheureusement, nous avons hérité d’un certain nombre de vingt dossiers portant sur 1.269.000.000. Ces dossiers sont passés au mépris des procédures de passation de marché. Les procédures de cinq autres dossiers ne sont pas achevées. On les a purement suspendus. On ne peut pas travailler comme un hors-la-loi. Par contre, on a lancé l’appel d’offres pour la réalisation du pont de Womey. Le dossier de la route Djougou-Péhunco-Banikoara est débloqué. Nous avons entrepris des démarches pour remettre en place son financement. Il y a un appel d’offres pour la construction de ponts métalliques.
Les projets nouveaux
Il y a le contournement nord de Cotonou. C’est une route de 4 voies x 2 qui partira du Carrefour Sèmè Podji pour arriver à Calavi Kpota en passant par Ekpè, Djeffa, Cotonou St Rita-Godomey. La contractualisation du projet sera faite avant la fin de l’année. C’est dans le projet de société du président Talon. Il y a le projet auto-routier de Sèmè Podji à Porto-Novo qui est une route de 2 voies x 2 avec un nouveau pont. Toujours à ce titre, il y aura la construction de la rocade de Porto-Novo ; la construction en BOT de l’aéroport de Glo-Djigbé. Les travaux du bitumage du contournement nord-ouest de Cotonou ont démarré. La route part de Calavi Kpota pour Cococotomey en passant par Ouèdo et Hêvié. Nous travaillons pour la fluidité de la circulation entre Calavi et Cotonou. Bientôt, des solutions seront proposées.
Conclusion
Nous avons beaucoup d’ambitions. Le gouvernement privilégie l’action et le résultat.

Réalisé par Athanase Dèwanou

aCotonou

Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. Bravo. Félicitations et courage à vous Mr le Ministre et son Patron. Je profite de cet instant pour rappeler que la voix qui relie Porto Novo à Pobé est de nos jours impraticable. Prego,faites un tour là -bas

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