Le ballet du passage des Ministres devant la commission des Finances de...

Le ballet du passage des Ministres devant la commission des Finances de l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’étude de la loi de finances 2017 se poursuit au palais des gouverneurs à Porto-Novo.

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Après le tour des Ministres Abdoulaye Bio-Tchané du Plan et du Développement, José Tonato du Cadre de vie et Lazare Sèhouéto de l’Industrie et du Commerce, les Ministres Adidjatou Mathys du Travail et de la fonction publique, Alassane Seidou de la santé et Salimane Karimou ont eux-aussi fait leur baptême de feu vendredi dernier devant la commission des Finances. L’essentiel pour ces membres du gouvernement est de défendre le budget prévisionnel de leur département ministériel avant l’adoption du budget général par le Parlement.

 

Au niveau du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales, le Ministre Mathys adidjatou ouvre les perspectives d’une nouvelle gestion de l’administration publique pour des traitements favorables aux personnes vulnérables dont les enfants, les femmes et les personnes handicapés. Mieux, elle propose une assurance de renforcement du capital humain sans oublier les coopératives villageoises et les microcrédits aux femmes pour leur autonomisation

Charles HONVOH

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Adidjatou Mathys, ministère du travail, de la fonction publique, et des affaires sociales

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«…Au titre du projet de budget général de l’Etat, gestion 2017, les grandes orientations en ce qui concerne mon département ministériel, le ministère du travail, de la fonction publique, et des affaires sociales, c’est de rendre performante l’administration publique, la mettre au service de toute la population et surtout des personnes vulnérables que sont les handicapés, les enfants en difficulté, les orphelins, les personnes du troisième âge et tout autre personne en difficulté. Le montant du budget de mon ministère qui aujourd’hui regroupe 4 anciens ministères était de 27,5 milliards de Fcfa en 2016 et est passé en 2017 à 32 milliards de Fcfa soit une augmentation de 17,5%. Je voudrais dire que contrairement à l’opinion nationale que le gouvernement du président Patrice Talon ne s’intéresse pas au volet social, il faut dire que 67% du budget y est consacré. Nous avons deux grands projets qui est la promotion des populations actives en général et des populations vulnérables en particulier sans oublier les femmes que nous devons mettre au travail et en coopérative pour qu’elle contribue davantage à l’essor économique, à la promotion de la famille et du genre. Nous allons nous déployer pour qu’en 2017, la population béninoise sente effectivement que le président Patrice Talon, s’intéresse bien au volet social. Comme je l’ai annoncé aux députés, il y a un programme intéressant qui va certainement se mettre en place en 2017 et que nous appelons Assurance de Renforcement du Capital Humain (ARCH) qui comprend 4 volets à savoir l’assurance maladie, l’assurance retraite, la formation et l’accès au crédit. Nous avons déjà l’expérience en matière de microcrédit et en matière de renforcement de capacité des structures financières décentralisées. Nous allons mettre tout ça ensemble pour avoir un gros projet. Il ne suffit pas que la population à travers le Ramu, mais faudrait-il encore lui permettre d’avoir le renforcement des capacités, lui donner de la formation pour travailler et lui organiser sa retraite. C’est l’un des plus ambitieux programmes du gouvernement et nous battrons pour que ça réussisse. Je viens d’ailleurs d’une mission à Abidjan en Côte d’Ivoire où un travail est en train d’être fait sur le Ramu. Nous sommes allés voir ce que nous pouvons prendre de ce forum international pour réussir la mise en place de notre projet au niveau national… »

 

 Alassane Séidou, Ministre de la santé

 

Dans le secteur  de la santé, plusieurs réformes sont engagées notamment  la construction d’un centre de santé de référence qui sera un hôpital  pour suppléer le Cnhu .. Le Cnhu redeviendra alors un centre de santé départemental. Il y a aussi le  projet  de construire des laboratoires  dont 3 laboratoires de biologie dans 3 différents départements et un laboratoire d’anatomie-pathologie. Le budget de ce Ministère est de 82 milliards de Fcfa. Lire sa déclaration 

 Il a dit…

 «…Le budget de mon département ministériel est de 82 milliards de Fcfa avec un accroissement de 14% dû à l’investissement. Nous avons beaucoup d’ambitions et de grands projets pour l’année 2017. Au nombre de ces projets, nous pouvons citer la construction d’un centre de santé de référence. C’est un hôpital qui va jouer le rôle que le Cnhu joue actuellement. Le Cnhu redeviendra alors un centre de santé départemental. Nous avons l’ambition de construire des laboratoires que nous allons démarrer en 2017 et les achever avant la fin du mandat. Nous avons prévu 3 laboratoires de biologie dans 3 différents départements et un laboratoire d’anatomie-pathologie. Nous avons aussi prévu l’équipement de nos centres de santé ; c’est-à-dire améliorer le plateau technique. Aujourd’hui, c’est notre plus grand problème. Nous avons des centres qui ne sont pas totalement opérationnels à cause du plateau technique qui n’est pas au point. Ce plateau technique, nous allons l’améliorer. L’autre problème que nous avons, c’est le recrutement des agents. Nous avons besoin de beaucoup d’agents dans le secteur et surtout des spécialistes. Nous prévoyons former à partir de 2017, environ 100 agents. Les 100 ne sortiront pas au cours de la première année. Nous allons d’abord commencer par recruter ceux qui sont déjà disponibles sur le terrain (…) Les députés ont voulu comprendre beaucoup de choses comme la question de la mise en affermage de 3 hôpitaux de zone. Ils ont aussi voulu en savoir plus sur le fonctionnement des centres de santé, à l’hémodialyse. Cependant, ils sont d’accord avec nous par rapport au programme et projets que nous avons retenus pour 2017.  Par rapport au Cnhu, vous savez qu’il reçoit beaucoup de subventions de l’Etat. Plusieurs infrastructures du Cnhu sont réalisées par le gouvernement. L’Etat a contribué à équiper le Cnhu. C’est vrai que l’Etat doit aussi au Cnhu, mais le gouvernement est dans la dynamique de rembourser progressivement ces dettes. Les dispositions sont en train d’être prises pour que l’Etat puisse payer les dettes du Cnhu pour son meilleur fonctionnement (…) Sur le plan social, le fonds des indigents est maintenu, la gratuité de la césarienne est maintenue, la prise en charge des personnes atteintes du l’hépatite est maintenue, le fonds pour l’évacuation sanitaire est maintenue, la prise en charge du paludisme pour les femmes enceinte et l’enfant de 0 à 5 ans est maintenue… »

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Salimane Karimou, Ministre des enseignements maternel et primaire

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Le budget du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire comme on pouvait s’y attendre doit etre celui des plus costauds. 107.591.271.000 Fcfa contre 106.546.599.000 Fcfa pour le compte de l’année 2016, c’est ce que propose Salimane Karimou pour réaliser la politique du gouvernement en matière d’accès et en matière de maintien de l’apprenant à l’école. Mieux, ce budget se propose d’offrir à l’école béninoise, des infrastrures scolaires adéquates, du renforcement des capacites de 20.000 enseignants et du recrutement de 1896 enseignants courant 2017. Lire sa déclaration

 

 Il a dit…

 

 «…Le budget des enseignements maternel et primaire pour le compte de l’année 2017 en projet s’évalue à 107.591.271.000 Fcfa contre 106.546.599.000 Fcfa pour le compte de l’année 2016 soit un accroissement de 1,17%. C’est un budget qui est mis en place pour réaliser la politique du gouvernement en matière d’accès et en matière de rétention. Quand on parle d’accès, nous parlons d’infrastructures scolaires, de mobiliers. Quand on parle de rétention, nous parlons de toutes les conditions qui permettent de maintenir les enfants à l’école. Dans ce domaine, nous pouvons inscrire les cantines scolaires, les subventions qui permettent aux écoles de fonctionner et autres. Le point nodal et sensible, c’est la qualité de l’enseignement qui voudrait qu’en 2017, l’accent soit mis sur la formation des enseignants et le renforcement de leur capacité. Nous avons des écoles normales qui fonctionnent. Il faut qu’elle fonctionne normalement et qu’elle offre les conditions requises pour les élèves-enseignants. Nous avons en termes de fonctionnement, du matériel à mettre à la disposition des écoles, de manuels  scolaires, et de cahiers d’activité. Il faudra que cela soit mis en place. Ça contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Nous avons programmé la formation continue de plus de 20.000 enseignants au cours de l’année 2017. Les honorables députés ont trouvé que c’est insuffisant et qu’il faudra envisager la formation continue de tous les enseignants compte tenu des mauvais résultats que nous avons eus au Certificat d’étude primaire (Cep) en 2016. Les députés se sont aussi intéressés à la question de la pénurie des enseignants dans les écoles. Ils ont voulu savoir ce que nous faisons qu’il y ait d’enseignant dans chaque classe. Nous leur avons démontré que ce travail a déjà commencé par le redéploiement des enseignants qui étaient en poste sédentaire, mais qui peuvent encore travailler puisqu’ils ne présentent pas des insuffisances mentales ou des insuffisances physiques avérées. Nous avons expliqué que nous avons fait l’effort de revoir la classe scolaire  pour que les enseignants qui étaient sous-employés puissent être redéployés. C’est ainsi que nous avons gagné plus de 3.000 enseignants. Ceci fait que pour le compte de l’année 2017, nous avons mis au budget, le recrutement  1896 enseignants et nous projetons faire pareil en 2018 ; afin que le déficit soit progressivement comblé. Ce que la population peut attendre en matière d’éducation à partir de l’année prochaine, c’est l’assurance que nous donnons en matière de norme éducative de qualité. Nous sommes dans la logique d’assurer comme le demande les Objectifs pour le développement durable (Odd) N°4, un accès pour tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Donc, nous sommes  dans la logique de donner à chaque enfant Béninois d’âge scolarisable sa chance d’être à l’école, sa chance de rester à l’école, sa chance de sortir de l’école et à sa sortie de l’école, qu’il soit un produit capable de satisfaire les besoins du développement du pays et en même temps capable d’entreprendre sans toujours attendre des autres. Si toutes les conditions sont réunies comme nous sommes en train de l’envisager, il n’y a pas de raison que cet objectifs ne soit pas atteint.»


pressej.info

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