La liste des médias, réduits au silence, s’allonge au Bénin, sous la...

La liste des médias, réduits au silence, s’allonge au Bénin, sous la «Rupture».

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Sikka Tv, Eden Tv, Etélé, Soleil Fm et consorts n’émettent plus, sur décision de la HAAC. Le contexte sociopolitique et économique tendu dans le pays est désormais synonyme de rejet de toute contradiction par le pouvoir.
Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) exprime son grand étonnement suite à la fermeture brusque de ces médias. Le PLP demande aux autorités béninoises de faire preuve de responsabilité et d’équité en protégeant la liberté de la presse et d’ordonner la réouverture sans conditions des médias fermés injustement.
Atterré par la démarche de la HAAC, le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) appelle toutes les forces vives de la nation à la mobilisation, en vue de protéger la démocratie. Il affirme que la fermeture de ces organes est une attaque sans précédent lancée par les autorités contre les voix critiques.

Communiqué de presse du Parti pour la Libération du Peuple

Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) s’indigne contre les récentes mesures prises par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) relatives à la fermeture de plusieurs chaînes de télévision et de radio : Sikka Tv, Eden Tv, Soleil Fm, Etélé…
Outre l'impact dangereux de cette action sur le pluralisme des médias et la liberté de la presse au Bénin, le ciblage de ces organes est particulièrement préoccupant. Il va à l'encontre des principes démocratiques, notamment de la Constitution du 11 décembre 1990 et même de la Loi Organique de la HAAC.
En effet, l’article 46 de la Loi Organique de la HAAC stipule clairement : «En cas de violation des obligations prescrites par les lois et les règlements, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication met en demeure les titulaires d’autorisations pour l’exploitation d’un service de presse de communication audiovisuelle, de respecter les obligations qui leurs sont imposées». Et l’article 47 renchérit : «En cas d’inobservation de la mise en demeure rendue publique, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication peut prononcer à l’encontre du contrevenant, compte tenu de la gravité du manquement, une des sanctions suivantes :1- la suspension de l’autorisation ou d’une partie du programme pour un mois au plus; 2- la réduction de la durée de l’autorisation dans la limite d’une année; 3- le retrait de l’autorisation».
Le PLP constate avec regret que la HAAC a violé sa propre Loi Organique. Dans la décision unilatérale du Président de la HAAC suspendant les organes concernés, nulle part il n'est fait référence à l'étape de mise en demeure prévue par les textes. Mieux, la radio Soleil FM, depuis le 02 octobre 2014, a porté à la connaissance de la HAAC qu’elle a désormais de nouveaux studios à Cotonou. Toutefois, a-t-elle précisé dans sa correspondance, le signal est toujours envoyé depuis Djeffa. La HAAC en avait pris acte, puisque depuis 2014, aucune mesure n’avait été prise à l’encontre de Soleil FM.
La fermeture de ces chaînes de télévision et de radio constitue une menace grave pour la démocratie chèrement acquise au Bénin. Elle apparaît comme une réaction injustifiée visant à cibler explicitement les organes de presse dont l'indépendance vis-à-vis de l’action gouvernementale est avérée.
Le Bénin entre dans une ère où la prise de la parole est très difficile en raison des complots, intimidations, pressions et menaces de tous genres sur des responsables d'organes de presse et de leaders politiques.
L’attitude de la HAAC représente donc un véritable danger pour la survie des médias libres au Bénin.
A quelques mois de la célébration des 27 ans de la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation, le PLP souligne que cette mesure est inacceptable et invite la HAAC à mettre fin à sa campagne de censure contre les médias privés qui osent accorder la parole à tous les courants d'expression du pays. La HAAC, institution constitutionnelle, doit respecter ses engagements de protéger et renforcer la liberté de la presse reconnue et garantie par l’Etat tel que prescrit par la Constitution.
Cette nouvelle provocation à l'endroit de tous les démocrates du Bénin et d'ailleurs a fait l'objet d'une vive préoccupation au PLP ce mardi 29 Novembre 2016 qui a transmis ses inquiétudes aux organisations internationales appropriées et à certaines Chancelleries.
Le PLP exprime tout son soutien aux responsables et à tous leurs employés ainsi qu'aux citoyens consommateurs desdits médias tout en les invitant à rester unis et mobilisés afin de sauver le Bénin et sa démocratie.
Le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) continuera le combat au nom du peuple béninois, dans le but d'empêcher les hyènes déguisées en adeptes vertueux de la démocratie, mais désormais à découvert, d’instaurer dans notre pays, la pensée unique et le culte de la dictature.

Fait à Cotonou, le 29 Novembre 2016

Le Secrétaire Général, porte-parole

Cécil Ahouélété ADJEVI

aCotonou

Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. Les victimes sont devenus des bourreaux.
    L’heure est grave, le Bénin se dirige t’elle vers une dictature qui ne dit pas son nom, restons éveillé et virgilent.

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