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Journée mondiale de la démocratie: Le débat sur l’âge minimum aux législatives refait surface au Parlement

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L’Assemblée nationale n’est pas restée en marge de la célébration jeudi 15 septembre, de la Journée internationale de la démocratie. Une causerie-débat a été organisée dans l’hémicycle autour du thème central de la journée: « La démocratie 2030, engagements des jeunes». Les échanges ont connu la participation des députés, des membres du Parlement des jeunes et des représentants de plusieurs organisations de jeunesse.

Les projecteurs se sont éteints mercredi 15 septembre, sur la série d’activités que les députés de la 7e législature ont démarré, depuis mardi 14 septembre dernier pour marquer d’une pierre blanche l’édition 2016 de la Journée internationale de la démocratie. Le clou des festivités a été l’organisation, jeudi 15 septembre, d’une causerie-débat sur le thème principal de la journée «La démocratie 2030, engagements des jeunes». Laquelle causerie-débat a réuni à l’hémicycle des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Parlement des jeunes ainsi que des représentants d’organisations de jeunesse béninoises. Les participants ont suivi à cet effet deux communications: la première sur «L’agenda 2030 et les ODD 16 relatif à l’Etat de droit, la justice et la paix» présentée par Ginette Camara en service au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Cotonou. La seconde communication a pour thème: « Attirer les jeunes dans les Parlements». Celle-ci a été développée par le directeur des Services législatifs de l’Assemblée nationale, Isaac Fayomi.
Ouvrant les travaux de l’atelier, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété a précisé que c’est l’Union interparlementaire (Uip) qui a engagé le Parlement béninois à s’associer avec les institutions de la République pour commémorer l’édition 2016 de la Journée internationale de la démocratie. Il a salué le choix de ce thème par les Nations Unies qui met l’avenir de la démocratie au cœur des débats. Mieux, ce thème est d’importance capitale pour le Bénin, en ce sens que la jeunesse est le fer de lance de toute activité de l’homme. Et le Parlement béninois voudrait compter sur sa jeunesse pour faire du progrès, pour le vivifier et lui donner davantage de tonus. «Un corps qui ne se renouvelle pas est condamné à la sclérose et à la mort», certifie Eric Houndété qui souhaite un Parlement jeune, engagé, innovant et combatif pour le Bénin au soir des échéances législatives de 2019.

Sauter le verrou des 25 ans d’âge

Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale invite les jeunes à se battre pour se faire positionner sur les listes électorales afin de réussir leur rêve. Et l’une des propositions phares issues des échanges est la nécessité de sauter les verrous de 25 ans d’âge plancher pour être candidat aux législatives au Bénin. Beaucoup de députés ont souhaité que cette condition constitutionnelle soit revue et ramenée à 18 ans c’est-à-dire permettre par exemple à tout électeur d’être désormais candidat à la députation au Bénin. Cette question tout comme le débat relatif au quota qu’il faut accorder aux femmes sur les listes électorales a beaucoup nourri les échanges qui ont suivi la seconde communication. «Le thème de cette journée appelle des engagements, des résolutions et des recommandations», insiste Eric Houndété qui promet que le Parlement béninois prendra en compte autant que faire se peut les différentes propositions issues de la causerie-débat.«Pourquoi limiter dans la Constitution du 11 décembre 1990 à 25 ans l’âge qu’il faut avoir pour accéder au parlement», s’indigne-t-il. Selon lui, il connaît plusieurs jeunes qui à cet âge sont brillants et peuvent tenir des débats parlementaires mieux que certains aînés. «Il faut mettre la pression sur les aînés pour que les choses changent surtout dans les lois pour permettre aux jeunes de venir massivement en politique», conseille Eric Houndété aux jeunes présents et pressés de voir les vieux leur passer la main. Il sera suivi par plusieurs autres de ses collègues dont Nassirou Arifari Bako. «Les jeunes ont mis le doigt sur les tares que nous traînons. Oui il faut faciliter l’accès à la politique aux jeunes mais pas n’importe quel jeune», nuance le député qui invite les jeunes désireux de faire la politique à aller à l’école de la vie en copiant les bonnes pratiques des aînés et en rejetant les mauvaises. «Nous ne sommes pas des modèles. Nous ne sommes que des parcours, des itinéraires dont vous pouvez vous inspirer», indique Nassirou Bako Arifari. Ainsi, la volonté politique existe désormais pour faire participer les jeunes à la gestion de la vie politique. Il ne reste qu’à attendre l’issue des réformes institutionnelles et politiques en cours au Bénin pour voir si ce plaidoyer en faveur des jeunes et des femmes sera pris en compte.

aCotonou

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