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Interpellation tous azimuts du gouvernement à l’Assemblée nationale: Que visent les députés auteurs des questions d’actualité ?

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Le gouvernement du président Patrice Talon est acculé ces derniers jours par les députés à l’Assemblée nationale. En l’espace de deux jours, il a reçu deux questions orales dont une d’actualité et la seconde avec débat, questions des députés tous de la Majorité présidentielle.

Après le député Nazaire Sado sur la crise qui secoue la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) à l’Université d’Abomey-Calavi, c’est au tour de son collègue Dakpè Sossou d’interpeller le président Patrice Talon et son gouvernement sur le blocage des travaux d’aménagement de la route des pêches.

Le député Nazaire Sado a interpelé le gouvernement sur la situation d’instabilité depuis quelque temps à l’Uac avec à la clé « beaucoup de grèves et de marches réprimées dans le sang entraînant un mécontentement général des étudiants. Cette situation qui a conduit au renvoi de certains responsables des étudiants et l'invalidation de l'année académique au niveau de cette faculté classique, n’est pas du goût du député de Bohicon. C’est pourquoi, à travers sa question, il nvite le gouvernement à expliquer à la Représentation nationale les causes de l'instabilité sociale persistante au niveau de l'Uac et les dispositions prises pour que la situation redevienne normale. Une question d’actualité qui a été déposée lundi 8 août dernier sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
En ce qui le concerne, le député Dakpè Sossou le lendemain, s’intéresse au blocage des travaux d’aménagement de la route des pêches. Des travaux pour lesquels il a été mobilisé auprès de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) un crédit de douze milliards (12 000 000 000) sur un coût total de treize milliards cinq cent soixante-dix-sept millions (13 577 000000) de francs CFA pour la réalisation du projet.
En interpellant le gouvernement comme ils le font, les députés sont pleinement dans leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale. Ce que la Constitution du 11 décembre 1990 leur confère d’ailleurs. Mais ce qui étonne ici, ce sont des députés de la Majorité présidentielle qui sont préoccupés par ces questions d’actualité au gouvernement contrairement à leurs collègues d’en face. Est-ce une réelle préoccupation, ou c’est pour montrer simplement à leurs électeurs et à l’Exécutif qu’ils sont préoccupés aussi par les questions d’intérêt national ? Si c’était le cas, il va falloir qu’ils continuent de la sorte jusqu’à la fin de cette septième législature.

Bruno SEWADE

aCotonou

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