Interdiction des activités des associations estudiantines : Le député Houngnibo soutient Talon

Interdiction des activités des associations estudiantines : Le député Houngnibo soutient Talon

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Par un point de presse tenu à la salle SaccaKina au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, hier mardi 11 octobre 2016, l’honorable Lucien  Houngnibo a soutenu la décision du gouvernement interdisant des activités des associations estudiantines sur les campus universitaires. Ce dernier par la même occasion a invité ses collègues députés à revoir leur position.

Lire ci-dessous l’extrait de sa déclaration

«….C’est vrai, les avis sur cette décision sont divergents. Chacun apprécie cette décision selon la position dans laquelle il se trouve. Pour ma part, je pense que c’est une décision vraiment sage que le président de la République a prise. C’est une décision responsable et anticipative ; c’est-à-dire que le président de la République a anticipé par rapport à la rentrée universitaire qui s’annonce. Certes, l’article 25 de notre Constitution stipule « L'Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d'aller et venir, la liberté d'association, de réunion, de cortège et de manifestation » et nous devons respecter cet article-là. Mais, en lisant cet article, nous les députés, nous sommes interpellés. Nous sommes interpellés surtout là où on parle des conditions fixées par la loi. Il y a des lois qui ont été prises par rapport à la liberté d’association. Néanmoins, il faut revoir ces textes et les adapter à nos réalités et à notre niveau de développement. Nous ne devons pas faire du copier-coller des pays développés. (…) Il faudra réfléchir et revoir notre mode de fonctionnement par rapport à un certain nombre de choses dans notre pays. Personne n’est sans savoir qu’au cours des derniers évènements malheureux survenus sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi, des étudiants sont exclus de l’université. L’année a été blanchie à la Faculté des Lettres, Arts, et Sciences Humaines (Flash). Par la suite, il y a beaucoup de grognes et tout le monde s’attendait à ce que le président de la République puisse se prononcer. Finalement, il l’a fait à travers ce Conseil des Ministres du 05 octobre 2016. Quand vous prenez cette décision, il faut en analyser les mots. Il n’a pas  été dit que les activités sont définitivement interdites. Il a plutôt été dit que les activités sont provisoirement interdites. Il y a des gens tapis dans l’ombre dans nos universités et qui sèment la pagaille. Si l’on devrait laisser les choses en l’état, personne ne peut mesurer les conséquences avec la rentrée universitaire qui s’annonce. Si vous êtes vraiment un chef, vous ne pouvez pas vous taire et voir les choses se faire comme ça se passe dans nos universités. Il y en a qui pensent que c’est comme cela que la démocratie doit se passer. La démocratie, ce n’est pas de l’anarchie. Le Bénin n’est pas la cour du roi Péto où chacun se lève pour faire ce qu’il veut. Chacun doit bien réfléchir pour aller dans le bon sens. (…) Lorsque vous êtes affiliés à un syndicat, c’est quand votre syndicat va en grève que vous allez en grève. A partir de là, je crois qu’il faut que nous règlementions.  Il suffit qu’il y ait la grève des étudiants pour que les routes soient barrées. Après, c’est pour dire que les étudiants n’ont pas de bus, de logements alors que ce sont ces étudiants mêmes qui cassent ce que l’Etat met à leur disposition. Il faut un Etat fort pour mettre la discipline. Aucun pays ne peut se développer s’il n’y a pas la discipline. Ce n’est pas parce que X ou Y n’a pas pris la même décision quand il était président de la République qu’on va la prendre aujourd’hui pour une décision liberticide. Chacun a sa méthode de gouvernement. Le président Patrice Talon est un homme rigoureux qui a réussi dans ses affaires. Alors, si le peuple béninois l’a choisi, c’est qu’il attend de lui la rigueur dans la gestion. Il y a d’autres décisions que le président de la République doit encore prendre pour faire avancer notre pays. C’est le cas par exemple, des hôpitaux où pour fait de grève des travailleurs, des malades meurent. Nous devons faire des lois pour règlementer, mais pas pour interdire.Si un étudiant casse quelque chose pour fait de grève, justice doit être faite et il doit subir la rigueur de la loi… »

Propos recueillis par Kola PAQUI


Matin Libre

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