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Interdiction de l’usage des téléphones dans les bureaux de vote : Levée de bouclier contre la décision de Yayi

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Le conseil extraordinaire des ministres du 25 février 2016 a interdit l’usage dans les bureaux de vote, le jour du scrutin présidentiel, des téléphones portables et autres gadgets de ce genre. Une décision très tôt décriée par la société civile, les politiques et certains béninois.

Chacun y va de son style pour décrier la décision du conseil des ministres du 25 février dernier d’interdire l’usage des téléphones portables et autres gadgets du genre dans les bureaux de vote dimanche prochain. Fidèle à son style de dire des choses graves dans un humour délirant, le président Bruno Amoussou, lors d’une sortie médiatique hier, mardi 1er mars à Azalaï hôtel, a dit que cette décision relève d’une utopie de la part de Yayi et de ses ministres. Autrement, le gouvernement a beau prendre cette décision, il ne sera pas possible de la respecter. Les responsables des Centrales syndicales, eux aussi, sont remontés contre cette décision. Pour Pascal Todjinou, Noël Chadaré, Dieudonné Lokossou, cette décision est suicidaire, n’a aucun fondement, vise à cacher la vérité des urnes au peuple. Alors, ils appellent à la «violer violemment». Selon Joël Atayi Guèdègbé, cette décision ne répond à rien et le gouvernement doit revoir sa copie. «Il revient aux candidats et à la Cena de rappeler au gouvernement qu’il ne saurait interférer aussi scandaleusement dans l’organisation des élections», ajoute-t-il. De son côté, l’honorable Joseph Djogbénou trouve qu’on perd dans la transparence du scrutin en interdisant l’utilisation des portables dans les bureaux de vote. L’intention cachée de cette décision, ajoute le député, est que toutes les cartes ne vont pas être distribuées mais serviront à d’autres fins. «On procédera par des procurations pour les faire valoir», dénonce Me Djogbénou. Enfin, il annonce que son candidat, Patrice Talon, a déjà introduit un recours contre cette décision devant la Cour constitutionnelle. Au niveau de la masse populaire, on s’étonne même de l’opportunité de cette décision. Les populations se demandent ce qui a lieu de faire le 6 mars prochain. Aller ou ne pas aller voter avec son portable.

Jean-Marie Sèdolo

aCotonou

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