Indisponibilité des cartes d’électeurs à J-11:Après le Cos-Lépi, le Cnt cache...

Indisponibilité des cartes d’électeurs à J-11:Après le Cos-Lépi, le Cnt cache la vérité au peuple

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On ne sera jamais fatigué de le dire, la situation est critique. Le Bénin aborde dans l’incertitude de plus en plus grande, un tournent qui pourra être difficile à gérer. Demain on sera à 10 jours de la date du 6 mars et plusieurs aires opérationnelles restent non couvertes. La situation est grave, mais personne ne s’en émeut outre mesure, du moins les structures chargées de gérer le scrutin.

On a parlé de 35% de cartes d’électeur produites, il y a moins d’une semaine. Chaque jour qui passe, on s’attend à une bonne nouvelle. Et, selon nos informations, la production de cartes d’électeur au niveau du Littoral est terminée. Mais étonnement, plusieurs citoyens de Cotonou et environs continuent de chercher sans succès leurs nouvelles cartes. La situation inquiète et interpelle. Si rien n’est fait, la suite sera difficile à gérer. Il ne faut plus se taire désormais, ce qui se fait peut compromettre le droit de vote de plusieurs citoyens. Il y a plus d’une semaine, le Président du Cnt a rassuré de sa capacité à couvrir l’étendue du territoire national mais depuis, silence radio. Pas de compte rendu particulier sur le niveau d’avancement des travaux, pas de bilan à mi-parcours. A-t-on des raisons justes de croire à la bonne volonté du Président du Cnt ou faudra-t-il changer d’option ? Personne ne dit rien, Kassim ou Chabi aussi fait durer le suspens. Veut-il nous dire à deux jours des élections qu’il ne pourra plus ? Qu’est-ce qui se prépare contre ce pays ? La crainte s’épaissit, l’impasse se précise. Dans le rang même des partis politiques, les divergences de point de vue sont visibles. Certains disent qu’il n’est point question d’utiliser les anciennes cartes, d’autres trouvent que la Cour constitutionnelle a raison de le souhaiter. Certains acteurs politiques pensent même que Kassim Chabi ne peut pas produire toutes les nouvelles cartes avant le 6 mars. C’est dans ce climat de contradictions et d’incertitude qu’on va aux élections. La curiosité est qu’on assiste à un silence radio non seulement des acteurs politiques, mais aussi du gouvernement et de la société civile. Cette dernière se contente juste de constater à travers des sorties molles, de longues déclarations vraiment sans grand impact. Doit-on laisser les choses pourrir jusqu’au 6 mars ? Que faut-il faire ? Quelle réaction consensuelle ou même virile opposer à cette apathie visible ? Lorsqu’on donnera la chance à un électeur d’utiliser deux types de cartes d’électeur, quelle crédibilité garantira-t-on au scrutin ? Lorsque dans plusieurs aires opérationnelles, on ne réussira pas à produire les nouvelles cartes, quel sort réserve-t-on aux nouveaux électeurs ayant 18 ans et à ceux qui ont égaré leurs anciennes cartes ? Qu’adviendra-t-il quand dans une même aire opérationnelle, tous les électeurs n’auront pas obtenu leurs nouvelles cartes ? Ceux qui ne l’ont pas obtenu sans que ce ne soit de leur faute doivent-ils être privés du droit de vote ? L’impasse est visible. Une autre issue se prépare sans doute. La Cour nous réserve certainement d’autres surprises.

AT

Actu Bénin

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