Ifangni : un marché de vente de motos volées démantelé

Ifangni : un marché de vente de motos volées démantelé

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Les  éléments du Lieutenant Rémi Akoklannou, chef de la brigade de gendarmerie d’Ifangni dans le département du Plateau ont pu mettre la main  hier sur un réseau de trafic de motos  volées.  Selon des sources proches de la brigade, plusieurs  individus  connus dans la vente de motos ont été interpellés et sont soupçonnés de former un réseau de vol et recel de motos volées et de falsification de leurs papiers. Parmi eux, le cerveau de l’opération de falsification de fausses factures, le sieur Klimkpè Cyrille propriétaire d’un magasin de vente de motos actuellement  en cavale.
 
Pour ceux qui connaissent Kétoukpè, un village de l’arrondissement de Tchaada dans la commune d’Ifangni, ce qui frappe à l’œil à l’entrée de ce village bien situé au bord de la voie inter-état  Porto-Novo- Igolo, c’est bien l’exposition des motos en vente.  En cette veille des fêtes de fin d’année et suite aux multiples déclarations de vol de motos enregistrées , la brigade de gendarmerie d’Ifangni  a ouvert une enquête dans la perspective de mettre la main sur ces individus qui troublent le sommeil et la vie des paisibles citoyens. Une enquête minutieuse qui fort heureusement a porté ses fruits pour les hommes de Rémi Akoklannou . A en croire certaines indiscrétions,  plusieurs  propriétaires  de magasins  de motos étaient  en possession des  motos d’origines douteuses et de documents falsifiés. Selon les premiers éléments de l’enquête,  le sieur Klimkpè Cyrille est l’auteur des documents falsifiés qu’il aurait établi à Idiroko, une ville du Nigéria.  En effet, le mode opératoire ou la stratégie adoptée par ce groupe d’individus  est qu’il existe au sein du groupe un spécialiste qui change systématiquement le numéro du châssis, toute chose qui rend difficile le travail de recherche et d’identification de la moto volée. A la descente des éléments de Rémi Akoklannou, l’un des vendeurs de moto a aussitôt pris la clé des champs. Les gendarmes ont pu  mettre la main sur un nombre important de documents falsifiés, de formulaires réservés à l’enregistrement et au transfert de propriété de ces engins, ainsi que de sceaux administratifs d’origine nigérian également falsifiés. Selon les mêmes sources, le démantèlement de ce réseau intervient après une enquête déclenchée  après l’arrestation de certains individus soupçonnés de faire partie d’un réseau de trafic de motos volées. Procédant aux vérifications, les motos dont les documents authentiques n’ont été établis sont gardées dans les locaux de la brigade  en attendant la conclusion de l’enquête engagée.
 
Charles HONVOH


pressej.info

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