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Gouvernement de la Rupture : Quel sort pour les personnels des ministères rattachés ?

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C’est un phénomène presque récurrent. A chaque formation de gouvernement, des changements de dénomination au niveau des ministères. Ce qui n’est pas sans conséquences fâcheuses sur les ressources tant matérielles qu’humaines.

Dans sa volonté d’avoir autour de lui une équipe gouvernementale non pléthorique, le président Patrice Talon a dû agir sur certains ministères qui existaient en les rattachant ou en les fusionnant avec d’autres. Aujourd’hui l’on est en droit de s’interroger sur le sort réservé à ces personnels dont les ministères n’existent plus visiblement. En effet, en prenant les rênes du ministère en charge de la Justice, Joseph Djogbénou a hérité aussi des dossiers du ministère chargé des relations avec les Institutions qui a disparu. Sa collègue Adidjatou Mathys, en plus du ministère du Travail et de la Fonction publique, elle a dans son escarcelle les affaires sociales dans lesquelles sont rangées entre autres, les attributions de l’ex-ministère de la Famille, de l’ex ministère en charge de la micro finance et de l’emploi des jeunes. Abdoulaye Bio Tchané ministre du développement et du plan, a quant à lui,  pris une partie de ses prérogatives chez l’ancien premier ministre du gouvernement défunt, Lionel Zinsou. Est-il besoin de rappeler  que le ministre N’koué, lui, surfe sur les anciens ministères de l’Environnement, de l’Habitat, et des Omd/Odd ? Certes, l’idée de réduire les charges de l’Etat est à encourager. Seulement, le hic est que le ministre en charge d’un département est logé dans un et seul ministère, le principal en l’occurrence. Que deviendront alors les cadres et agents de la Primature, des ministères en charge de la Famille, des Relations avec les Institutions et celui de la micro finance quant on sait que pour ce cas précis il y a déjà une Direction qui gérait la micro finance ? Les cas sont légions et le moins qu’on puisse dire est que les agents concernés sont en train de tourner les pouces. D’autres s’en remettent à Dieu ne sachant pas encore à quel Saint se vouer.

L’ « AOF » pour trancher

Des informations glanées, il semble que c’est l’équipe de compétents réunis sous l’appellation « AOF », Attributions organisation et fonctionnement, qui est habilitée à trouver réponse à notre préoccupation. En effet, c’est cette équipe qui statue sur la pertinence et l’opportunité des nouvelles dénominations ou sur la fusion de tel et tel ministère après que le politique (ici le chef de l’Etat), lui a pris sa décision. A l’AOF de confirmer ou d’infirmer ces dénominations et de procéder à la redistribution des cartes. Le sort de ces agents et cadres de l’administration concernés se trouve donc entre les mains de cette équipe « AOF ». En attendant, les ministres peuvent certainement disposer d’eux comme bon leur semble. Ainsi va l’administration publique au Bénin.

Jacques BOCO

Matin Libre

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