Gouvernance sous la Rupture : Le monstre à trois têtes s’enrhume

Gouvernance sous la Rupture : Le monstre à trois têtes s’enrhume

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Tâtonnement, Hésitation, suspension, rétropédalage! Le gouvernement de la Rupture peine à trouver ses marques deux mois après la prise du pouvoir. A la fronde sociale qui est en train de gagner tous les secteurs, Patrice Talon doit en plus faire face à une guerre de leadership au sein de son propre gouvernement. Certains ministres, notamment les Talon primaires à l’instar de Candide Azannaï, ne digèrent pas l’hégémonie du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence Pascal Irénée Koupaki. L’information selon laquelle Candide Azannaï aurait affronté ce dernier en Conseil des ministres semble bien vraie. Le ministre d’Etat chargé de la Défense aurait dit devant le Chef de l’Etat qu’il ne reconnait que Patrice Talon comme Chef du gouvernement et non quelqu’un qui a récolté 5% lors du premier tour de la présidentielle.

Mais en réalité Candide Azannaï n’a fait qu’exprimer tout haut un sentiment partagé par la plupart de ceux qui étaient avec Patrice Talon au départ. Il se prépare donc beaucoup de choses dans l’ombre pour mettre à mal l’influence qu’essaie d’avoir coûte que coûte le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki dans le système.

Pourtant, c’est bien connu de tous que toute maison divisée contre elle-même, court inévitablement à sa perte. Et cette vérité, Patrice Talon est en train d’en faire l’amère expérience avec les grognes qui fusent de partout. Avec le décret qui confère à Abdoulaye Bio Tchané le rôle de Chef d’Etat, Chef du gouvernement en son absence et donc faisant de lui le numéro 2 du gouvernement, Patrice Talon croyait régler cette question de la préséance. Mais force est de constater que Pascal Irénée Koupaki a tendance à jouer le rôle qu’il avait conféré au ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. La guerre de leadership qui fait actuellement rage entre ces deux ministres d’Etat, potentiels présidentiables en 2021, n’est pas de nature à garantir la cohésion de l’action gouvernementale. Nos sources confirment qu’aujourd’hui, les réflexions se mènent pour voir comment sortir les ministres d’Etat du gouvernement ou tout au moins leur enlever le titre de ministre d’Etat afin que PatriceTalon ait les coudées franches pour mener sa barque à bon port. Il est donc fort possible qu’un remaniement technique intervienne les prochains jours afin de régler pour de bon cette question et s’attaquer véritablement aux problèmes des Béninois.

B.H

Matin Libre

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5 COMMENTAIRES

  1. dans toute organisation il y a parfois des quoique qui sont inhérents a la vie en société.. vilain titre vraiment…car ces trois personnalités ont l’adhésion de plus 75 % des béninois qui les voulaient et sont fiers de les voir comme des modèles..un trio qui allie compétence et équilibre régionale… souhaitons les bonne chance et bon vent a la rupture

  2. Pourquoi vous n’aimez pas qu’on dise ce qui ne va pas sachez si de telle chose règne dans un groupe çà ne marchera jamais.

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