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Gestion du pouvoir sous la Rupture : L’Un à la recherche d’une position influente

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L’ancienne alliance de l’opposition, Union fait la Nation (Un), est en pleine restructuration. Elle entend se faire une autre image aux côtés de Patrice Talon, le nouvel homme fort du pays.

Les Unionistes ont réaffirmé leur appartenance aux forces politiques  au pouvoir depuis le 06 avril 2016. « L’Union fait la Nation est une composante politique de la majorité présidentielle… Nous ne soutenons pas le pouvoir en place. Nous sommes le pouvoir en place… Nous devons répondre des décisions que prend le pouvoir en place…», a martelé le vendredi 05 août dernier le président de l’Un, Bruno Amoussou lors d’une conférence de presse. L’alliance politique Un porte les idéaux de Patrice Talon.Contrairement à certains députés des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui ont déclaré n’être ni de l’opposition ni la mouvance présidentielle, l’Union a été très claire. La scène politique entame une nouvelle recomposition. Il fallait donc clarifier les positions dans les chapelles politiques.Pourtant, il y a quelques semaines, l’Un présentait l’aspect d’un véritable champ de ruines. C’était une Union déchirée, faite de nombreuses contradictions, qui avait pris part à la présidentielle de 2016. L’ancienne alliance de l’opposition qui était l’espoir de nombre de Béninois, et qui n’a pu réussir à désigner un candidat unique, était partagée entre Patrice Talon, Sébastien Ajavon et Lionel Zinsou, le candidat de l’ancienne majoritéau pouvoir. L’Un a perdu un peu de sa crédibilité dans cette division qui l’a fondamentalement fragilisée. Le Bureau exécutif de l’alliance a certes au second tour de la présidentielle porté son choix sur le candidat Talon, mais l’Union n’a plus joué un rôle prépondérant. Puisque les militants et les sympathisants attendaient mieux de cette force politique. Aujourd’hui, l’ancien homme d’affaires a succédé à Yayi Boni. Et l’Un semble retrouver sa sérénité après les péripéties de la campagne électorale même si plusieurs de ses ténors comme le député Eric Houndéténe partagent pas encore la vision politique du gouvernement de la Rupture. Les Unionistes ont un ministre au gouvernement. Notamment l’ancien député Lazare Sèhouéto qui détient un maroquin non moins important, le Commerce.Seulement, cette alliance politique veut gagner davantage de place au sein de la Rupture. Et la déclaration du vendredi dernier, loin d’être banale, reste stratégique. Les membres du bureau exécutif de l’Un se considèrent comme des ouvriers de la première heure et espèrent bien bénéficier de l’attention et des petits soins de Patrice Talon. L’Union qui craint que d’autres formations politiques lui dament le pion, se donne pour objectif de devenir un appui clédu nouveau régime. Le président Bruno Amoussou et tout le bureau exécutif veulent conserver la position de l’Union et gagner du terrain. L’Union a essuyé de gros échecs ces dernières années. Alors qu’elle avait 30 députés en 2011 (avec tous les alliés), ellen’en a conservé que 13 en 2015. Le challenge de l’Union, est donc aussi de quadriller l’arène politique en augmentant le nombre de ses députés en 2019. Mais cela doit passer d’abord par des batailles et des victoires au sein de la grande coalition politique devant accompagner Patrice Talon, un président imprévisible.    

Allégresse SASSE


Matin Libre

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2 COMMENTAIRES

  1. Ce genre de méandre et de virevolte qui a toujours caractérisé les la vie politique et les politiciens n’a certainement pas de secret pour le Chef de l’État. Il prendra certainement les décisions qui s’imposent.

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