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Gestion de la crise à la FAC et promotion de la culture béninoise : la CBAAC et la CMMIT félicitent le gouvernement Talon, mais restent vigilantes

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A la faveur d’un point de presse conjoint le dimanche 07 août 2016 à la place du Souvenir à Cotonou, la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC), et la Confédération de musique moderne et d’inspiration traditionnelle (CMMIT), ont témoigné toute leur gratitude au Président de la République et autres responsables en charge de la promotion de la culture béninoise. Leur porte-parole Pascal Wannou, Vice-Président de la Confédération a, par ailleurs, exhorté le gouvernement à l’augmentation du budget du FAC dans les années à venir.

Ledit point de presse qui intervient deux mois après la sulfureuse sortie médiatique de la CBAAC, à en croire les différents acteurs culturels mobilisés au sein des deux confédérations, a pour but de faire le point des avancées, sans pour autant relever les points d’ombre qui subsistent. En effet, on se rappelle qu’au cours de leur précédente sortie médiatique intervenue précisément le 5 juin dernier, les membres dela Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC)avaient dénoncé certains écueils qui n’étaient pas de nature à permettre une gestion saine de la crise qui a secoué le Fonds d’aide à la culture, aujourd’hui devenu Fonds des arts et de la culture (FAC). Des écueils qui, aux dires de Pascal Wannou, Vice-Président de la CBAAC, pouvaient être qualifiés, entre autres, d’absence de communication de la part de l’administration ministérielle, de non-installation de la commission chargée des réformes, l’instauration d’une atmosphère de confusion, de mépris à l’endroit des organisations faîtières légalement constituées et de leurs responsables, la mise en place d’un système de caporalisation de la gestion des ressources du Fonds d’aide à la culture FAC par le ministre, la rupture du partenariat entre acteurs culturels et administration ministérielle du fait de la mise à l’écart totale des acteurs culturels dans la définition des réformes par le ministre, le pourrissement de la situation qui a conduit au vide juridique au sujet du Conseil d’administration du FAC, et la crise de confiance généralisée entre les acteurs et l’administration.

Des solutions, mais mobilisation et vigilance de mise

Cependant, tout bilan fait aujourd’hui, les acteurs des deux associations ont estimé que leurs différentes revendications ont été reçues.Ce qui a permis un changement radical dans la promotion de la culture béninoise. « Même si nous ne sommes pas encore totalement au bout du tunnel, nous pouvons tout de même dire aujourd’hui, avec grande satisfaction, que beaucoup d’avancées ont été enregistrées qui augurent de la fin prochaine da la crise », a déclaré le vice-président de la CBAAC.

Les membres de cette association qui se disent prêts pour les différentes réformes en cours dans le secteur culturel et veulent y être associés ont apprécié la nomination de Gilbert Déhou-Malè, un homme du sérail culturel, à la direction du FAC. Ensuite, il a été question de la réduction de la subvention de l’Etat au budget du FAC 2016 abattu de 25%. Cet acte, selon les membres de la CBAAC et de la CMMIT constitue « un recul et un handicap pour le secteur culturel ». Ce qui ne les empêche pas de rester mobilisés et vigilants et d’espérer que la subvention de l’Etat en 2017 sera augmentée. Ces acteurs culturels ont enfin plaidé pour la construction du théâtre national qui a connu un début de réalisation sous le régime de la Refondation.

Hyacinthe S. GOUETI-DJATCHA

aCotonou

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