Fourniture de matériels à l’Assemblée nationale : Un officier commerçant dans le...

Fourniture de matériels à l’Assemblée nationale : Un officier commerçant dans le collimateur du service matériel et informatique

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Un officier des Forces armées béninoises, détaché à l’Assemblée nationale et tapis dans l’ombre, est impliqué dans une affaire de soumission et de fourniture de matériels didactiques et informatiques. Cette ingérence des hommes en uniforme dans la procédure de passation des marchés publics de l’Assemblée nationale a créé un climat délétère entre le service matériel et informatique de l’institution parlementaire et le commandement militaire. Il vient de tordre le coup à la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011, portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.

D’après les informations, le mode opératoire de ce réseau est bien ficelé. Dans la demande pour l’acquisition de ces matériels, il n’y a pas eu trace de fiches. Les commanditaires se sont entendus sur le contrat de l’ordre de 20 000 000 à 50 000 000 F CFA. Face à cet état de chose, le personnel du service matériel et informatique de l’Assemblée nationale ne sait plus à quel sain se vouer. En effet, tout est parti de l’acquisition illégale de marchés publics par le capitaine Emmanuel Gnonlonfoun, qui a agi en commerçant, pour soumissionner dans la procédure devant aboutir à l’achat des matériels pour le bon fonctionnement des différents services de l’institution. Il s’agit de portiques, de quatre (04) télévisions à écran plasma, de climatiseurs, de caméras de surveillance, de barrières automatiques et de microphones utilisés par les députés.

Des sources concordantes font état de ce que ce nouveau scandale financier fait couler beaucoup d’encre et de salive. Aussi a-t-on appris que les rumeurs, devenues de plus en plus persistantes, sont parvenues au cabinet du Président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, qui s’est aussitôt saisi du dossier.

Des voix se sont élevées pour apprécier la qualité des microphones, qui ne sont pas audibles et dont la tonalité laisse à désirer, aussi bien dans l’Hémicycle que la cabine de presse. Les mêmes sources se sont offusquées sur les barrières automatiques érigées au niveau du secrétariat général administratif, qui n’a pas reçu l’expertise du service matériel et des services y afférents. Le mécontentement est à son comble au sein du service matériel.

L’arbitrage du Président de l’Assemblée nationale est vivement attendu pour situer les responsabilités et nettoyer l’écurie. Le ménage qui a déjà commencé dans l’administration parlementaire, va gagner le cabinet militaire.

Wabi MIGAN

aCotonou

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