Football au Bénin : Les attributs de Ajavon, Moucharaf et les frères...

Football au Bénin : Les attributs de Ajavon, Moucharaf et les frères Didavi.

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A l’ère du verseau plus de secret, mais le Football béninois lui reste dans l’antichambre du mythe. Au bénin le cuir rond reste tributaire de quelques hommes. S’ils se sont illustrés dans tous les genres, depuis plus de 10 ans voici ce qui me revient de leur parcours.

Sébastien Ajavon the Chosen (l’élu)

Le magnat de la volaille, Sébastien Ajavon lors du championnat professionnel 2009-2010 a pris des points. En tant que président de la ligue professionnelle,’’ l’Eléphant  du Foot’’ a fait rêver plusieurs amoureux du cuir rond. Le système était claire, le subside aux acteurs. Un secret de polichinelle, le championnat a été glamour. Comme une blessure qui laisse des séquelles, il reste inoubliable à l’anode de son art. Aujourd’hui dans les couloirs du championnat de transition qui n’a pas encore de boussole, des joueurs regardent le ciel, la terre à gauche, à droite comme pour dire des paroles incantatoires remuent la tête … l’un d’entre eux « au temps de la ligue professionnelle, il suffisait que j’aille après message de ma banque au distributeur avec ma carte et mon salaire est là à temps ». « Lorsque vous servez du miel à quelqu’un, il est difficile qu’il accepte de vous du citron » a dit un adage. Cependant Ajavon marquant cette différence reste un modèle pour le sport béninois. Sous d’autres cieux il sera appelé  ‘’the chosen’’ (l’élu), car il a su apporté quelque chose de nouveau, changé un système auparavant vue comme archaïque a demi mot immuable.

 Anjorin Moucharaf maudit ?

Radié à vie par feu Moucharafou Gbadamassi, il a bénéficié de la clémence de Martin Adjagodo en 2001 (l’homme a déjà appris à ses dépends). Il devient en 2005 après l’historique CAN du Benin en Tunisie, le Sultan du Football béninois. Son sens de la diplomatie et son charisme ont fait de lui un homme influent à la CAF et à la FIFA. Le Bénin sous lui est allé à deux CAN 2008 et 2010. En 2013 sa gestion du Football béninois a créé au sein du comité exécutif qu’il présidait un clivage et il a été obligé de démissionner. Sans creuser l’histoire, je retiens que tout se paie ici bas. Pas très loin du milieu sportif l’homme qui n’a plus de soutien au pays s’est consacré à la chose footballistique, plus haut à la CAF. Son retour annoncé sur la liste baptisée « Consensus National pour un Nouveau Départ »,  pour briguer un nouveaux mandat à la tête de la febéfoot, reste contester par plusieurs béninois. Est ce une malédiction ? De façon pratique en Afrique il y a toujours des conséquences quand on n’honore pas les dernières décisions d’une personne défunte. Cependant Anjorin Moucharaf doit s’en prendre à lui même. Car le Football béninois sous lui avait tout pour réussir. Puisque loin du manque d’orthodoxie dans la gestion des ressources à lui reprocher par ses collaborateurs, l’autre échec a été le manque de championnat des jeunes, le défaut de licence aux centres. Des situations qui ne  peuvent favoriser une relève de qualité.

Les frères Didavi dans l’ombre du Roi

De façon laconique à défaut d’être faiseur de Roi on peut se faire Roi surtout quand on a le boulevard ouvert. Lors des élections en 2013 Bruno Didavi a perdu face à Ahouanvoebla. Mais il a perdu ce courage de faire cavalier seul, lorsque l’appel à candidature a été lancé récemment. S’associant à la liste Consensus, son frère Quentin et lui montre leur limite. Toujours dans l’ombre du Roi…

En définitive,  « on paiera tous notre quittance au guichet de la mort, mais pas au même prix » ai je toujours dit. Dans un pays où le Football reste la chose limitée de quatre ou cinq personnes dépourvues de pudeurs, désolé que nous continuions à nous taire.

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