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Florent Eustache Hessou, Journaliste, Acteur culturel : « (…) le ministre de la Culture a pris véritablement fonction vendredi dernier »

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« Est-ce qu’on peut faire un bilan en 100 jours ? Il y a que le gouvernement est en train de s’installer. Au plan  culturel, les artistes ont passé ses 100 jours à se détruire (…). Le nouveau départ n’a pas véritablement commencé quelque chose de neuf. C’est seulement vendredi dernier que le ministre de la Culture a convoqué les acteurs culturels pour commencer par travailler avec eux. On peut dire que le ministre de la Culture a pris véritablement fonction vendredi dernier parce que dès sa prise de fonction, il a reçu des plaintes ; le secteur culturel s’est correctement déchiré. Il a vécu tout ça, mais je ne sais pour quelle raison il est revenu à de meilleurs sentiments pour que les administrateurs du Fonds d’aide à la culture essayent de conduire les affaires courantes à un certain niveau en attendant que les élections soient organisées. Quel est le bilan pour le moment ? Rien, sinon pas grande chose. Sauf qu’après ce déchirement, il y a eu une accalmie puisque les artistes après s’être déchirés, ont compris que la solution ce n’était pas de se déchirer mais de rester ensemble. Le ministre aussi a compris que c’est dans une certaine synergie qu’on peut produire des trucs intéressants.

Il faut que le gouvernement sache que rien ne peut se faire sans la culture. On a parlé de tourisme, on a parlé d’artisanat, mais il faut comprendre que la culture est au cœur de tout ça. La culture parait plus essentielle à l’homme  que l’économie qui n’est qu’elle-même un élément de culture des peuples…. Donc ce qui est important pour nous est que nous devons avoir du respect pour la culture. Le gouvernement doit désormais avoir un peu plus de respect pour la culture et investir dans la culture (…) afin que nous puissions nous imposer avec ça ».

Alassane Zimé,  basketteur et promoteur de compétitions sportives

«Sur les 100 jours du gouvernement Talon sur le plan sportif, il faut dire que je n’ai remarqué aucun changement. Mais j'espère que les réformes prendront aussi par là. Concernant mes attentes, il faut que le sport retourne à l'école. Le développement  du sport du cours primaire jusqu’à l'Université tout en créant un minimum d'infrastructures et équipements dans toutes les écoles (terrain de football, basket-ball, handball et volleyball). Il faut réorganiser les championnats scolaires. Il faut revoir les emplois du temps des élèves afin qu’ils puissent pratiquer le sport en introduisant une loi à l'Assemblée nationale. Il faudra soutenir les centres de formation créés par quelques bonnes volontés et aussi susciter la création d'autres. Il faut aussi financer les quelques bonnes volontés qui organisent les compétitions telles que la Coupes du Csp et de la Relève. Mais surtout, il faudra revoir le financement du sport et prendre en compte toutes les Fédérations sportives.»

Mawane Salou, membre de la Fébas

«En 100 jours, on ne peut véritablement apprécier un travail même si je suis déçu de l'approche qu'a eue le gouvernement dans la résolution de la crise au niveau de la Fédération béninoise de football (Fbf). Mais, j'ai espoir que nous n'allons pas tomber dans la gestion des années Yayi où rien n'est pensé, élaboré et exécuté dans les normes. Il faut une vraie politique de développement du sport, revisiter le cadre législatif du sport en République du Bénin, faire voter la loi sur le financement du sport, rendre opérationnelles les structures d'organisation et de gestion du sport scolaire, universitaire et de masse dans toutes les communes. Avoir une politique d'érection d'infrastructures sportives dans toutes les villes. Travailler à arranger le calendrier scolaire pour permettre la pratique du sport de masse et de compétitions des enfants. Faire du ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs (Mjsl), un ministère régalien au même titre que celui de l'Intérieur, de la Défense etc... Renforcer les communes afin qu'elles soient plus actives auprès de leurs jeunesses sportives. Renforcer les différentes Fédérations sportives en moyens. Adopter une politique générale du sport qu'il faut vulgariser.»

Moustapha Yaya, Directeur de Spécial Olympics
 
«Sur les 100 jours du gouvernement Talon, il faut dire que le sport n’a pas encore pris son élan. Je dirai même que rien n’a bougé. Le succès des Ecureuils est l’arbre qui cache la forêt. Le ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs (Mjsl), durant la période, a pris tout son temps à chercher à résoudre le problème du football en oubliant que le sport, c’est aussi les autres Fédérations en agonie mais qui font tout pour que le drapeau national soit honoré. Comme attentes, j’aimerais sincèrement que le gouvernement oublie un peu le football et se tourne comme il le faut vers les autres sports qui n’ont pas besoin de beaucoup de sous pour émerger. Si tant est-il que le président a toujours dit qu’il sera le défenseur des parents pauvres dans tous les secteurs. Vivement que cela change et que l’effort fourni par les autres Fédérations soit reconnu».


Matin Libre

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