Face aux agissements de l’ancien chef de l’Etat:Talon tient à la paix...

Face aux agissements de l’ancien chef de l’Etat:Talon tient à la paix et l’unité nationale

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L’ancien président de la République, Yayi Boni, et certains de ses acolytes vont de provocation en provocation en critiquant sévèrement les décisions courageuses prises par le nouveau régime. C’est de leur droit. Mais l’exercice auquel ils se livrent ne l’est pas, tant il est risqué, parce qu’il débouche sur une incitation à la haine, l’ethnocentrisme et le régionalisme. Patrice Talon et son gouvernement y répondent par le silence, parfois en les ignorant pour sauvegarder la paix et l’intérêt général.

Après dix ans de pouvoir d’Etat et avoir subi une désillusion suite à une élection présidentielle perdue par son dauphin Lionel Zinsou, l’ancien président béninois Yayi Boni porte, de plus en plus, un regard sévère et critique sur le nouveau régime à travers ses dernières décisions courageuses et saluées par les organisations syndicales et la Société civile. Opposant très en verve à son successeur et ennemi n°1, l’activisme politique de l’homme étonne et blesse l’opinion qui souhaite que l’Etat central mette fin à ses harangues qui suscitent la révolte, avec l’attitude de quelqu’un qui détient le pouvoir sur cette partie du pays. En effet, depuis qu’il n’a plus le pouvoir, l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni, ne perd pas son temps dans ses résidences où il est censé se retrancher pour se reposer. Son agenda est bien chargé comme s’il était en campagne électorale où même en plein exercice de président de la République. Coutumier des frasques et des déclarations va-t-en-guerre, on croyait que c’en était fini de cette obsession à travers laquelle l’ancien chef de l’Etat promet l’affrontement à son peuple et sème la psychose dans les têtes. Mais erreur. Après le 06 avril, jour de l’investiture de son successeur, il a repris du poil de la bête en signant de nouveaux classiques dignes de son nom. Ses dernières apparitions sous couvert de meetings de remerciement aux populations du septentrion sont d’une rare indécence qu’on ne peut dissocier d’une farouche volonté de l’homme de diaboliser son ami d’hier, qu’il a fabriqué comme ennemi.

Sinon, comment comprendre que Yayi Boni, qui dit avoir pardonné, et a même offert la Sainte Bible à son ennemi juré le jour de la passation de service, revient au galop après tout cela pour tirer à boulets rouges sur le pardonné devenu son successeur dans le fauteuil de la Marina ? L’homme aux apparences lénifiantes, tantôt diabolique, tantôt angélique, n’est qu’un danger pour la paix et l’unité. Maintenant qu’il n’est plus au pouvoir, il devient encore plus dangereux, faisant de la haine, du mépris, de la provocation et du mensonge ses armes de combat. Il n’a pas tiré leçon des maux qui constituent la source de ses errements. Face à tout cela, beaucoup se demandent comment va pouvoir réagir le nouveau régime ? Acceptera-t-il de laisser naître et développer dans les cœurs des populations la haine et le régionalisme qu’entretient Yayi Boni ? Va-t-il enfin prendre ses responsabilités ? Ce sont autant de questions qui fourmillent dans l’opinion publique nationale. Dans l’entourage du chef de l’Etat, le débat est de haut vol. Les arguments qui militent en faveur d’une intervention pour arrêter les dérives de l’ancien président de la République sont solides, tout autant que les idées qui conseillent à l’ignorer jusqu’à ce qu’il soit fatigué ou rejeté par les populations elles-mêmes. Patrice Talon soutient cette deuxième tendance avec l’espoir secret que le dialogue renait toujours sur les bases de la vérité et de l’amour entre les peuples, entre les partis, entre les ethnies. Comme un bon chef, ses paroles apaisent, interpellent, réconcilient et rassemblent. Tel est le contrat de Patrice Talon avec le peuple. Le chef ne s’occupe pas des détails. Il est au-dessus de la mêlée.

Fidèle Nanga


 

Actu Bénin

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3 COMMENTAIRES

  1. ce n’est vraiment pas normal et en tant qu’ancien chef de l’État son rôle est de participer à la reconstitution et non à la division. « Diviser pour régner, » c’est en son temps. actuellement , nous voulons la paix, Mr Boni

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