Exploitation des ports de l’Afrique:Des ennuis judiciaires pour le groupe Bolloré

Exploitation des ports de l’Afrique:Des ennuis judiciaires pour le groupe Bolloré

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Le siège du groupe Bolloré Africa Logfistics sis en banlieue parisienne a été perquisitionné le vendredi 8 Avril 2016. Selon l’information donnée par l’Agence France Presse et Le Monde puis, confirmée par France 24 dans la soirée d’hier, « Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales ont perquisitionné les bureaux de Vincent Bolloré, du directeur général et du directeur juridique du groupe. Il s’agit d’une enquête sur les conditions d’octroi des concessions des ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo), d’après 20 minutes.

« Lors de cette perquisition, il nous a été demandé des documents sur des concessions portuaires en Afrique et nous les avons remis », a indiqué Me Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré, contacté par l’Afp. La perquisition a été faite à la tour Bolloré à Puteaux, siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en novembre 2013 par le parquet national financier portant notamment sur des soupçons de « corruption d’agent public étranger, Selon l’Avocat, « le groupe n’est nullement partie ou impliqué dans cette information judiciaire ». Le journal Le Monde a indiqué que les policiers se demandent si le groupe du milliardaire a utilisé Havas, son bras publicitaire pour faciliter l’obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo. Havas a géré la campagne du président Condé et de Faure Gnassimgbé en 2010.

Il y a un peu plus de deux ans, une enquête judiciaire française a été ouverte sur la société Pefaco, spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux, très implantée en Afrique. Cette enquête suivait bien son cours en toute discrétion. La descente de la commission d’enquête au siège du Groupe Bolloré a pour but de mieux connaître les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, une société spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique. Francis Perez compte parmi ses relations Jean-Philippe Dorent, cadre dirigeant de la société de communication Havas (détenue à 60% par Bolloré), qui s’est chargée de la campagne présidentielle guinéenne du candidat Alpha Condé en 2010. Une fois élu, Alpha Condé, avait résilié par Décret pris le 8 mars 2011, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 pour une durée de 25 ans à Getma, une filiale de l’armateur NCT Necotrans. La gestion de ce même port fut confiée plus tard au groupe Bolloré pour plusieurs années. Une bataille juridique s’était déclenchée pour finir au détriment de Bolloré condamné à payer plus de deux millions d’euros à Ntc Necotrans.
C’est en effet de façon incidente que les magistrats ont été amenés à s’intéresser aux affaires africaines du groupe Bolloré, présent dans 46 pays du continent où il s’est imposé dans la logistique portuaire. Plus précisément en se penchant sur l’entregent de Francis Perez, président du groupe Pefaco. Cette société française, basée à Barcelone, entretient des liens étroits avec plusieurs figures corses de l’univers des casinos, ainsi qu’avec certains chefs d’Etat africains tels les présidents togolais Faure Gnassingbé et congolais Denis Sassou-Nguesso. Francis Perez compte par ailleurs parmi ses relations un certain Jean-Philippe Dorent, dont le nom apparaissait déjà dans le signalement Tracfin, le service anti blanchiment du ministère des finances, qui avait provoqué l’ouverture de l’enquête préliminaire en juillet 2012.
Dans un communiqué, le groupe Bolloré affirme qu’en matière d’activités portuaires, « il s’agit d’investissements considérables (…) pour lesquels ils sont sélectionnés, exclusivement, en fonction du montant et des qualités techniques des investissements ».
Le groupe Bolloré est présent dans 46 pays africains et intervient beaucoup plus dans le domaine portuaire. Il est aussi au Bénin, lus précisément au port de Cotonou. Sa présence ne plait pas à plusieurs autres groupes locaux qui soupçonnent souvent le mode par lequel la gestion du port lui est attribuée. Actuellement, une bataille juridique oppose ce même groupe à un béninois dans l’affaire de réalisation du chemin de fer Niamey-Cotonou.

Félicien Fangnon


 

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2 COMMENTAIRES

  1. La communaut internationale doit aider le Bnin sortir de l’engrenage de ce groupe qui dfit allgrement la justice travers la violation des dcisions, avec le soutien de l’ancien prsident Boni Yayi.

  2. Il faut que les dirigeants africaines arrête d’être gourmand et de pensé d’abord à leurs pays…de plus les français sont tous des bandits à grande échelle et ils faut se méfier de leurs entreprises privé ou public…

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