Emmanuel Tiando récuse les accusations

Emmanuel Tiando récuse les accusations

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Le président de la Cena s’est exprimé au sujet des accusations soulevées par le Syndicat de l’institution contre sa personne. Emmanuel Tiando livre sa part de vérité dans cette interview dont voici la teneur.

Le Matinal : Mr le Président, quelle est la situation des 45 agents de l’ex-Sap-Céna ?

Emmanuel Tiando : Lorsque la Céna permanente a été créée, il est clairement indiqué dans l’article 38 du Code électoral que la Céna recrute son personnel. Cela implique qu’il n’existe plus de Sap-Céna dès qu’existe la Céna permanente. La Céna n’est donc pas obligée d’absorber le personnel de l’ex-Sap-Céna qui était en place. Ce personnel relève de la présidence de la République. Le palais nous a saisis pour que ce personnel lui soit reversé. Néanmoins, comme nous avons constaté qu’au sein de ce personnel, il y avait des agents qualifiés que nous recherchions, nous en avons pris parmi eux (ndlr : 21 agents sur les 45 de l’ex-Sap-Céna). Nous avons dit à ces agents que si nous avons encore besoin de compétences de ce personnel de l’ex-Sap-Céna, nous en ferons la demande au niveau de la présidence de la République, afin que le palais les mette à notre disposition. Mais c’est un personnel qui relève strictement de la présidence de la République.

Il y a encore un certain nombre parmi les agents qui sont encore à la Céna. Comment l’expliquez-vous ?
Ces agents ne veulent pas partir. Nous allons prendre une décision pour leur demander de retourner à la présidence de la république. Certains sont déjà retournés à la présidence de la République. Quant à ceux qui ne veulent pas partir, c’est pour des raisons qui leur sont propres. Nous allons saisir la présidence de la République afin qu’elle s’occupe de leur cas. C’est un personnel qui est payé sur le budget de la Présidence de la République.

Ces agents indiquent avoir travaillé pendant 23 mois sans avoir perçu des indemnités. Vous confirmez ou infirmez cette information ?
Ce n’est pas vrai. Ils ont régulièrement perçu leurs salaires en tant que personnel de la présidence de la République. J’ai souvent signé des papiers pour leur permettre d’aller prendre leurs salaires et même leurs indemnités de la présidence de la République. En ce qui concerne la Céna, dès lors que ce personnel du Sap-Céna a été utilisé dans le cadre de l’organisation des élections, nous leur avons payé des indemnités ou des primes, comme nous l’avions fait aux autres agents de l’Etat. Ils sont nombreux à être envoyés en mission d’évaluation du matériel électoral, en mission de paiement des agents électoraux, en mission pour effectuer le colisage. Toutes les activités organisées par la Céna qui ont connu la participation des membres du Sap-Céna, ont été rémunérées.

Est-ce qu’ils ont reçu les mêmes indemnités que le personnel que la Céna a recruté ?
Ce sont les mêmes indemnités lorsqu’il s’agit de faire les travaux de la Céna. Cela diffère quand il s’agit des indemnités qui dépendent du grade. S’ils n’ont pas le grade correspondant, nous ne pouvons pas leur donner des indemnités correspondantes. Ils ont tous les indemnités forfaitaires. Ce n’est pas vrai qu’on les a exploités sans les payer.

On apprend que chacun des commissaires à la Céna a une liste d’agents qu’il recrute. Votre réaction ?
L’article 38 stipule que la commission électorale recrute son personnel. Pour effectuer ce recrutement, ce sont les commissaires qui font des propositions et nous décidons en plénière des agents à recruter dans les cellules. C’est en fonction du profil qui est présenté que nous recrutons le personnel. Ce n’est pas une liste que quelqu’un doit apporter.

Propos recueillis par Rèliou Koubakin

Actu Bénin

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