Egrenage de coton graines: L’usine de Nikki ne tourne pas

Egrenage de coton graines: L’usine de Nikki ne tourne pas

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L’usine d’égrenage de coton-graines de Nikki de la société Mci de Martin Rodriguez fait cavalier seul dans un domaine où les autres sont à la tâche. Sollicitée pour égrener du coton-graines au titre de la campagne cotonnière 2016-2017, elle s’est singularisée par son attitude qui frise le refus. Convoyée des champs vers l’usine, la production n’est toujours pas déchargée des camions pour passer dans les machines. La situation préoccupe les autorités et la population qui commencent par s’interroger sur les emplois.
La situation qui prévaut à l’usine d’égrenage de coton de Nikki appartenant à l’homme d’affaires Martin Rodriguez préoccupe. Etonnement, les responsables de Mci, société qui administre l’usine, semblent se tenir à l’écart de la raison d’être de leur existence ; celle de faire tourner l’entreprise. De quoi s’agit-il ? Dans le cadre de la campagne cotonnière 2016-2017, l’usine de Nikki a été retenue pour égrener du coton selon un quota retenu. Le principe de départ, c’est qu’avant le démarrage, il est demandé de payer aux producteurs de l’or blanc, 40% du prix total du quota attribué. C’est-à-dire, les égreneurs doivent libérer 40% de la valeur financière du quota que chacun doit égrener. Pour faciliter les choses aux égreneurs, l’Association interprofessionnelle de coton (Aic) a lancé un appel de fonds. Tous les éléments n‘étant pas réunis pour que ce principe fonctionne à partir du 25 octobre 2016 retenu initialement, l’Aic a décidé de repousser au 30 octobre suivant, l’appel de fonds. Ce qui devrait permettre à tous les égreneurs de remplir leur part de contrat à l’égard des producteurs. A la date d’aujourd’hui, à la différence de Mci, les autres égreneurs ont respecté ce principe et la quantité de coton à laquelle ils ont droit a été déjà acheminée dans leurs usines. Qu’est-ce qui justifie cette attitude de la société de Martin Rodriguez ? Pendant que les autres usines sont en pleine activité, Mci refuse de se mettre en règle pour pouvoir recevoir son quota? Les portes de l’usine sont fermées, les responsables sont introuvables. Des camions chargés de coton sont en stationnement prolongé depuis plus d’une semaine. Face à cette situation, tout le monde s’interroge. Est-ce pour de bonnes raisons ? Est-ce une stratégie pour voir clair dans les opérations ? Est-ce parce que les modalités et le mode de fonctionnement ne rencontrent pas les attentes des responsables? Bien malin, celui qui pourra répondre.
Conséquences sur l’emploi
A l’allure où vont les choses, Mci veut bien se camper sur sa position. Le retard déjà accusé dans l’exécution de la tâche à elle assignée fait réagir les notables, les autorités locales et les jeunes. C’est le cas du premier ministre de la cour royale de Nikki, sa majesté Sinadunwirou. Il exhorte les différentes parties à vite trouver un terrain d’entente pour que l’usine tourne à nouveau, sans quoi beaucoup de jeunes sans emploi risquent de voir leur situation de précarité s’accentuer. Le maire de la commune de Nikki, Lafia Oumarou, se dit préoccupé par ce dossier dont les conséquences sont lourdes sur la vie de ses administrés, en particulier les jeunes sans emploi. L’inquiétude est plus grande dans le rang de la jeunesse de la commune. Le contexte n’arrange personne. De la société Mci à l’Aic, en passant par la population et les différentes autorités, c’est une question préoccupante.
A.T

aCotonou

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