Développement et prospérité du Bénin : le gouvernement navigue toujours à vue,...

Développement et prospérité du Bénin : le gouvernement navigue toujours à vue, pas de vision, les Béninois constatent une totale improvisation

3
PARTAGER

Economie, finances, grands travaux, santé, éducation, culture, sports, loisirs, énergie, eau, déconcentration, emploi des jeunes, autonomisation des femmes, agriculture, environnement, transports, communication, télécommunications, sécurité, diplomatie… Patrice Talon a déjà bouclé deux mois à la tête du Bénin. Ses compatriotes sont impatients de découvrir sa feuille de route, son programme de gouvernement (différent du projet de société), qui prend en compte chacun de ces secteurs stratégiques.

A l’allure où vont désormais les choses, tout porte à croire que le gouvernement n’a pas encore une vraie boussole. Quelle est, par exemple, sa politique économique, sociale, agricole… ? Inexistante. D’où l’impression de totale improvisation, parfois de panique, que donne aujourd’hui l’action du gouvernement. Il semble découvrir les problèmes seulement quand ils se présentent concrètement à lui.

Le problème n’est pas tant que le gouvernement Talon ne dise pas ce qu’il fait (la gouvernance de la «rupture» est totalement opaque). Le problème est surtout qu’il ne dise pas où il va, et par quelle route. Probablement parce qu’il n’a pas encore tout finalisé («nous mettons en place les équipes et les personnes pour ce nouveau départ. On a des plans d’action secteur par secteur», expliquait Talon à «Le Monde Afrique» sans plus de détails.

Bien sûr, cela se comprend, Patrice Talon ne veut pas décevoir son «électorat» et renoncer – déjà – à ses promesses de campagne. Mais surtout il ne parvient pas à trouver la porte de sortie. Depuis le 06 avril 2016, en lieu et place d’un véritable programme qui indique les grands axes de développement de notre pays, afin de renforcer les acquis socioéconomiques déjà obtenus sous l’ancien régime, les Béninois sont habitués à la suspension des concours et des DG de sociétés d’Etat, à la suppression de décrets, à la mise en place de commissions, des bureaux d’études, à des nominations en toute discrétion, au décaissement de fonds au profit du coton, à l’insécurité, au délestage, à la pauvreté, à la précarité absolue…

Et pourtant au sein du gouvernement, les compétences ne manquent pas. Elles existent en qualité. Raison de plus pour que le gouvernement fasse connaître clairement sa vision sur tout ce qu’il entend faire durant les 5 ans. Les Béninois ne demandent que ça, car il leur sera difficile d’évaluer l’action gouvernementale s’ils n’ont pas un document de base précis.

Etienne AVONON

aCotonou

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

3 COMMENTAIRES

  1. belle analyse…mais le programme d’action n’est qu’une question de temps a mon avis, Et on ne peut réaliser un programme d’action réaliste sans faire l’État des lieux…et deux mois pour l’État des lieux dun pays parait trop court quand on sait l’etat catastrophique dans lequel le pays était avant l’avènement du régime actuel ….bien de problèmes soulevés sont justes et pertinents mais il faut reconnaitre qu’ils ne datent pas du régime talon et ont été hérités du régime défunt…le nouveau régime n a pas une baguette magique pour corriger toutes les tares du pays en deux mois….. quand on souffre de plusieurs maladies chroniques ou congénitales il faut parfois du temps et un traitement a plus ou moins long terme pour y venir a bout une fois pour de bon..en évitant la précipitation pour retomber dans les même difficultés…..patience et laissons donc le régime travailler quelques temps encore avant d’opiner objectivement….

LAISSER UN COMMENTAIRE