Deuxième étape de la tournée nationale du ministre de l’Energie, de l’Eau...

Deuxième étape de la tournée nationale du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines : Voici les vraies difficultés des citoyens et des structures sous-tutelle (Jean-Claude Houssou promet apporter des solutions au cas par cas)

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Au lendemain de sa nomination, le ministre de l’Energie, de l’eau et des mines, Jean-Claude Houssou a entrepris une tournée nationale. Celle-ci a pris fin le 09 octobre dernier dans cinq départements que le ministre n’avait pas visités. Au terme de cette tournée, il a donné un point de presse au menu duquel, les vraies difficultés des populations de ces départements et des structures sous sa tutelle opérant à ces lieux ont été dévoilées. Son compte rendu s’est axé sur plusieurs domaines. Il s’agit du secteur minier, du secteur de l’eau et du secteur de l’Energie. Selon le ministre Jean-Claude Houssou, cette visite de terrain est indispensable pour avoir une vue précise de l’état de la situation pour apporter avec discernement des solutions idoines. Pour lui, une évaluation précise permettra d’identifier les axes d’amélioration à traiter en priorité afin d’apporter des solutions au cas par cas

Le point du ministre Jean-Claude Houssou

Mesdames et Messieurs Bonjour,

Dans le but de s’imprégner des difficultés de nos concitoyens et des différents services des structures sous-tutelles du Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines , et de prendre connaissance des dysfonctionnements majeurs qui constituent des barrières aux efforts desdites structures, le Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, le Président Patrice TALON, nous a instruit aux fins d’effectuer une tournée nationale. Après sept départements sillonnés, il y a environ trois mois, nous voici au terme de la deuxième étape qui nous a conduites dans les cinq derniers départements ce 08 Octobre 2016.

Ce point de presse, Mesdames et Messieurs, s’articulera autour des axes principaux que voici :

Le secteur Minier
Le secteur de l’Eau
Le secteur de l’Energie ;
Les doléances du personnel des structures déconcentrées du ministère.

Pour le compte du secteur minier, la délégation s’est intéressée à la Société CALCIM de Fongba à LOKOSSA. Là, les constats sont plus ou moins intéressants ; Carrière bien tenue avec respect des normes et cadre juridique. Dépôt de substances explosives bien gardées, la sécurité de la carrière assurée. Dans le même cadre, l’équipe a constaté la déclaration régulière des substances prélevées facilitant le calcul des redevances.

Cependant, il est nécessaire que l’exploitant s’approprie le respect des dispositions de la convention d’exploitation en ce qui concerne l’impact positif attendu pour les populations par la construction d’infrastructures sociocommunautaires pour améliorer les conditions de vie des populations.

Mesdames et Messieurs, si sur le site de Fongba, les clauses sont plus ou moins respectées, dans le concassage des granites, sur le site d’exploitation de gravier par contre, à Lokossa, le constat est amer. L’exploitation est artisanale, l’activité est exercée de façon illégale, les normes de sécurité ne sont pas respectées, l’activité est donc totalement à réorganiser notamment par rapport à la protection de la population. Mais là encore, ce n’était pas la pire des situations.

Le constat est encore plus préoccupant plus amer, lors de la visite du site de carrière de granite de la Société d’Assékon à DAN dans la commune de TOFFO, carrière attribuée à la Société EBOMAF.

Il est à remarquer que cette société a obtenu une autorisation provisoire, pour l’exploitation du granite. Seulement, les populations dudit village se plaignent des nuisances à elle imposées par l’extraction de ce minerai ainsi que les désagréments qui leur sont causés. En gros, il est reproché à l’exploitant :

la non association des services de mines dans les opérations de tirs des substances explosives ;
la mauvaise manipulation des tirs ;
des dommages de pollutions atmosphériques et sonores ;
le non respect des clauses contractuelles en ce qui concerne les mesures d’accompagnement comme l’entretien des voies d’accès aux populations, la construction d’infrastructures socio communautaires (des salles de classes et de santé) pour ne citer que celles-là.

Même, l’intervention récente du Préfet du ZOU et de l’Administration minières n’ont guère émoussé l’ardeur des exploitants à corriger cette misère faite à la population environnante. Face aux plaintes de la population riveraine, le Préfet a dû procéder à l’interdiction des tirs jusqu’à ce que la Société respecte les procédures règlementaires. Maintenant, il urge :

de revoir la réglementation relative au contrôle administratif de l’exécution des tirs dans les carrières ;
d’exiger un plan prévisionnel d’exploitation de la carrière et que la planification des tirs d’abattage des roches soit soumise à la Direction Générale des Mines aux fins de vérifier la conformité avec les normes de sécurité et environnementales ainsi que de la protection civile.

Mieux, le Gouvernement ne saurait tolérer longtemps cette situation qui plonge les citoyens environnants dans des inquiétudes permanentes. Pour le gouvernement auquel j’appartiens rien ne saurait être au dessus de la sécurité de la population. L’exploitant doit désormais respecter les clauses des conventions régissant ces activités au risque de se voir définitivement interdit l’exploitation du granite à DAN.

La Société concernée doit également accompagner les populations afin qu’elles sentent réellement les retombées de ses activités dans l’amélioration de leur cadre et condition de vie.

En ce qui concerne le site de dragage MINEX de Togbin, la zone de dragage est balisée avec l’ouverture et pause d’ouvrage de franchissement pour faciliter la circulation de l’eau, des personnes et des biens.

En guise de recommandation, pour ce qui concerne ce site d’exploitation de dragage à Togbin, il faudra veiller au respect des normes environnementales prescrites dans le plan de gestion environnementale. A ce sujet, mon collègue du cadre de vie et de développement durable sera saisi. Il faudra également, poursuivre la réalisation des ouvrages socio communautaires (hangars, salles de classe).

Sous secteur de l’Eau :

D’abord, une séance de travail avec le Préfet, le maire de la commune de Bohicon et les élus locaux ont permis à ma délégation de recevoir leurs satisfecit pour le gouvernement du nouveau départ notamment dans le secteur de l’énergie .

Seulement, ces élus locaux ont fait constater que beaucoup d’arrondissements et quartiers dans les deux villes ne sont pas encore éclairés. Les maires ont aussi formulé plusieurs doléances relatives à l’eau à Bohicon, à Abomey, et Glazoué Des actions sont déjà prévues pour améliorer durablement le secteur.

Mieux, le programme d’action du Gouvernement qui sera bientôt disponible, renforce ce plan notamment en termes d’extension et de renforcement des réseaux de distribution électriques et d’eau.

Sous secteur de l’énergie :

Voilà un secteur préoccupant, un secteur qui fait courir, mais heureusement on ne tombe pas encore. Tant les doléances, les récriminations sont nombreuses. Mais j’ai la ferme conviction qu’avec la clairvoyance et la détermination du Chef de l’Etat, sur ce sujet, que le bout du tunnel se pointe tout doucement, pour le bonheur de nos concitoyens.

Dans les départements du Zou et des collines en passant par Borgou Alibori, les problèmes sont identiques :

Extension insuffisante de réseaux
Mauvaise qualité de l’énergie fournie (baisse de tension) même si elle est de plus en plus disponible ;
Lampadaires parfois non fonctionnels
Longue file d’attente et conditions inconfortables lors du paiement de la facture à la SBEE.

Un Comité Consultatif composé de représentants entre autres des consommateurs, du Médiateur et des différentes structures concernées, rendra bientôt compte de manière précise.

A toutes ces récriminations, portées contre les structures sous ma tutelle, des actions concertées s’imposent à chaque niveau les responsabilités doivent être situées et les actions appropriées mises en œuvre pour l’amélioration du bien être de nos concitoyens.

Pour aborder de façon spécifique, les difficultés des populations rencontrées, nous soulignerons l’éclairage de la commune d’Abomey qui devient une exigence non seulement des élus locaux, mais aussi des têtes couronnées rencontrées. Leur salut passerait par exemple par la pose des lampadaires, solaires qui est fortement sollicité, ainsi que l’électrification des villages à travers des micros centrales solaires sans oublier l’éclairage du pont de péage de Kpédekpo dans la commune de ZANGNANADO pour mettre fin aux multiples braquages enregistrés.

Ceci dit, mesdames et messieurs, des solutions partielles sont en cours ; et je puis vous dire que dans le cadre du projet pour la valorisation des énergies solaires, la ville d’Abomey va bénéficier de la dotation de 150 lampadaires solaires pour son éclairage ;

Dans le cadre du même projet, la commune de ZANGNANADO a bénéficié de 100 lampadaires solaires et un micro central de 50 kilo watt à construire à moyen et à long terme.

L’ANADER est en discussion avec les PTF et le Gouvernement béninois, pour l’éclairage par lampadaires solaires de plusieurs villes et villages, ainsi que l’électrification des villages par micros centrales solaires et d’autres énergies renouvelables.

Au nombre des structures indexées lors de cette mission, figurent l’ABERME.

Les doléances soumises à Houéyogbé, Bohicon, et INA concernent :

A Houéyogbé par exemple, (HOUEDOGLI) des branchements non réalisés pour des abonnés ayant payé depuis 2014.
A Bohicon, les poteaux sont abandonnés un peu partout dans certains villages, ce qui risque de causer des accidents. Les travaux d’électrification rurale sont faibles. Pour y remédier, une équipe sera en mission pour faire le constat en vue d’une solution appropriée.
A Ina, arrondissement de la commune de BEMBEREKE, des travaux sont inachevés à BEROUBOUE et GUESSOU SUD. La résolution de cette question est imminente. Je profite de l’occasion pour rappeler le rôle important que doit jouer la structure ONTRELEC par rapport aux normes sécuritaires par rapport au niveau des installations électriques intérieures avant la mise en service.

Par ailleurs CONTRELEC doit associer les autorités locales à la vulgarisation et à la sensibilisation du cadre réglementaire relatif à la sécurité des installations électriques intérieures.

Doléances du personnel des structures

déconcentrées du ministère

Avant d’aborder cette question, permettez-moi d’exprimer ma gratitude aux personnels de la centrale de Parakou et également, à ceux de MRI. Il y a de cela 3 mois lors de ma visite, j’ai constaté que les choses les plus basiques étaient négligées.

Nos instructions relatives aux écarts constatés ont été prises en compte, traités et ont trouvé solution.

Mesdames et messieurs les journalistes, cette visite a été l’occasion, de mettre un accent particulier sur la rencontre du personnel des différentes structures sous tutelle qui ont fait part de leurs préoccupations et présenter leurs doléances.

Manque de moyens roulants ;
Indisponibilité d’espace de travail présentant un minimum de confort ;
Manque de matériels de travail ;
Insuffisance de personnel qualifié ;
Manque de formation spécifique ;
A ces doléances, s’ajoutent la vétusté de certains des locaux ;

L’Agence de KANDI, par exemple, tout comme les autres Agences du Borgou Alibori ne disposent d’aucuns moyens de déplacement pour l’exécution des travaux afin de donner satisfaction aux clients sur une partie du territoire très étendue ; Toutes les pannes de réseau, de l’Agence sont gérées par une équipe venant toujours de Parakou, ce qui ne permet pas d’être efficace dans la promptitude des dépannages. Faute de moyens, l’Agence gère ces déplacements de longue distance avec tous les risques de manière limitée.

Les doléances sont aussi liées au manque de matériel

informatique et de mobiliers.

C’est pourquoi, il faut des mesures urgentes, pour trouver des solutions appropriées et diligentes dans tous les secteurs.

Je compte sur la clairvoyance du Directeur Général de la SBEE, Monsieur Laurent TOSSOU, qui fait tous les efforts nécessaires pour améliorer durablement la situation. Il a récemment doté KANDI d’une section de dépannage.

Mieux, ces différentes difficultés seront appréciées et étudiées avec mes Directions et services compétents, afin de trouver des solutions durables et appropriées à court, moyen et long terme.

Autre fait marquant de cette tournée qui prend fin ce 09 octobre 2016, c’est l’inauguration du centre des jeunes d’INA un des Arrondissement de la commune de BEMBEREKE, sur financement de la Compagnie Béninoise des Hydrocarbures, et la réalisation d’un module de trois salles de classes au CEG de Nima sur financement ORANTO dans la commune de Parakou. Ces réalisations sont le fruit des contrats d’explorations pétrolières signées par le Bénin avec ces compagnies ont la responsabilité de contribuer à la réalisation des infrastructures sociocommunautaires dans les localités du pays.

A Malanville, les infrastructures du système d’alerte des crues du fleuve Niger ont été visitées, et les différentes questions de sécurité à la fois dans les domaines de l’eau et d’électricité ont été abordées avec le maire, et qui nous a fait part d’un certain nombre de doléances. Il a été convenu que les services compétents du Ministère reprennent contact sur ses différents sujets.

Pour finir, cette visite de terrain est indispensable pour avoir une vue précise de l’état de la situation pour apporter avec discernement des solutions idoines.

Une évaluation précise permettra d’identifier les axes d’amélioration à traiter en priorité afin d’apporter des solutions au cas par cas.

Une démarche normale et continue à décliner dans toutes les structures du Ministère, avec l’appui des partenaires sociaux qui nous ont encouragés sur les deux tournées.

JE VOUS REMERCIE.

aCotonou

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