Des mouvements politiques de jeunes proches de l’ancien régime dénoncent la gouvernance...

Des mouvements politiques de jeunes proches de l’ancien régime dénoncent la gouvernance Talon

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Léonce Houngbadji, chef de file des associations et mouvements politiques de jeunes proches de l’ancien régime a dénoncé la gouvernance de l’actuel régime, samedi, au cours d’une rencontre avec la presse.

Léonce Houngbadji, également Président du Rassemblement des Forces du Progrès (RFP), entouré de certains de ses «lieutenants», a jugé de «calamiteuse» la gestion du Bénin depuis le 6 avril 2016.

Il s’est indigné contre le système mis en place par la gouvernance Talon qu’il juge de «suspension, d’abrogation et d’annulation» des actes des prédécesseurs

«L’heure est grave chers compatriotes», lance-t-il soulignant que le gouvernement Talon navigue à vue avec à la clé, «des décisions à polémique sur fond de règlement de compte, de chasse aux sorcières, de chantages, d’intimidation, de privation des libertés, le musellement de la presse et une opacité caractérisée par le manque de communication autour des actions gouvernementale».

«Reformes politique d’accord mais ce n’est pas l’urgence de l’heure», s’alarme Léonce Houngbadji à propos de la réforme constitutionnelle engagée par l’actuel chef l’Etat.

Selon lui, «le peuple a faim » et la priorité devrait être le panier de la ménagère qui se vide au jour le jour, la lutte contre l’insécurité grandissante, la lutte contre le délestage et celle contre la pauvreté, le combat pour le rayonnement de l’éducation et la modernisation du secteur sanitaire.

Évoquant la réforme constitutionnelle en cours, Léonce Houngbadji se dit également contre le mandat unique que propose Patrice Talon et ses hommes. «C’est un plan machiavélique qui risque de remettre en cause les acquis fondamentaux de la Constitution béninoise du 11 Décembre 1990 » avertit-il en dénonçant des réformes constitutionnelles «taillées sur mesure».

Léonce Houngbadji désapprouve la «somme faramineuse» perçue par chaque membre de la commission des réformes et ne voit pas l’intérêt de deux emprunts obligataires lancés dans l’intervalle de 100 jours de gestion.

Par rapport de la crise sociale universitaire, le président du RFP donne un ultimatum d’une semaine au gouvernement et au rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi pour rétablir la vingtaine d’étudiants suspendus pour cinq ans suite à des mouvements sur le campus.

Il annonce la création prochaine d’un grand rassemblement politique composé de plusieurs forces pour assurer une veille permanente car pour sa part, «rien ne présage d’un lendemain meilleur pour le Bénin» dans le contexte actuel.

DJ/of/APA

aCotonou

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