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Démenti à propos de la suspension de la gratuité de la césarienne : ABT en porte à faux avec la Rupture

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Visiblement, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané (ABT) n’est pas en phase avec la Rupture. Dans un entretien accordé à la chaine « Africa Télévision » et relayé dans le quotidien « Le Progrès » du mardi 31 mai 2016, Abdoulaye Bio Tchané a déclaré que la césarienne n’est plus gratuit au Bénin pour faute de financement. « Ce n’est plus gratuit parce qu’il n’y a pas de financement pour ça », a répondu très exactement le ministre du Plan et du Développement à la question du journaliste. Cette déclaration a suscité un tollé général dans la presse. Le même jour, la Directrice générale de l’Agence nationale de gestion de la césarienne est montée au créneau pour apporter un démenti. « Le gouvernement du président Patrice Talon compte poursuivre la mise en œuvre de la gratuité de la césarienne (…) elle n’a jamais été supprimée (…) au contraire, un complément sera fait au budget actuel (…) les hôpitaux agréés seront remboursés bientôt », a-t-elle annoncé sur les antennes de l’ORTB. Voilà qui prend le contre-pied des propos d’Abdoulaye Bio Tchané. Le ministre d’Etat aurait-il donc derechef décidé de la suspension de cette mesure à la place du Chef de l’Etat ? Où a-t-il eu cette information ? Était-il le mieux placé pour annoncer une telle suspension étant donné qu’il y a un ministre de la Santé ?

A moins que le démenti apporté par la DG/Angc ne soit un autre rétropédalage du gouvernement de la Rupture, ABT est allé trop vite en besogne. C’est la preuve qu’il n’est pas, soit dans les secrets des dieux, soit qu’il n’est pas en symbiose avec le gouvernement dont il est pourtant un ministre d’Etat. Compte tenu de l’impact de la gratuité de la césarienne sur la santé de la mère et de l’enfant, une mesure de suspension était quand même trop tirée par les cheveux.  Le ministre d’Etat devrait  savoir que l’annonce de la suspension d’une telle mesure ne pouvait laisserles Béninois indifférents, même venant de la part d’un gouvernement de la Rupture. Car, c’est une mesure sociale qui impacte directement la couche la plus défavorisée, les femmes qui constituent 52% de la population béninoise. Cette déclaration d’AdboulayeBioTchanéest une gaffe, une blague de mauvais goût que le gouvernement, heureusement,  s’est empressée de corriger par le biais de la DG/Angc.

Matin Libre

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