Déçu par les méthodes de Yayi Boni:L’Ambassadeur Monchau se venge enfin

Déçu par les méthodes de Yayi Boni:L’Ambassadeur Monchau se venge enfin

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Ce ne sont pas que ses compatriotes qui ont peu apprécié les années « Yayi ». Depuis l’étranger, beaucoup de personnalités ont suivi la décrépitude et l’affaissement des valeurs dans lesquels le pays est plongé. Au nombre de ceux-ci, l’ex-Ambassadeur de France près le Bénin, Jean-Paul Monchau.

La perspective de perdre le pouvoir donne, apparemment, une insomnie au camp présidentiel. Echafaudages ridicules et montages grossiers, tout est fait pour perturber le processus électoral. Dans cette sinistrose, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le chef de l’Etat et son gouvernement. Le brûlot de Jean-Paul Monchau, l’ancien Ambassadeur de France près le Bénin, en fait partie. Il y condamne la « gouvernance » de Yayi Boni et, montre comment il avait, entre-temps, manigancé pour obtenir sa tête et son départ. On retiendra de cette lettre de Jean-Paul Monchau adressée à ses amis béninois que le Premier ministre Lionel Zinsou est une trouvaille négociée au forceps, pour en quelque sorte, assurer les arrières à Yayi Boni après son départ du pouvoir. Car, le diplomate français, bien au fait des réalités du microcosme politique béninois, ne comprend pas la logique de la candidature du Premier ministre. Pour lui, Lionel Zinsou connaît bien la France et y est très bien introduit. L’actuel Premier ministre ne serait donc pas à ses yeux la personnalité idéale pour redresser la barre après Yayi Boni. « L’équation personnelle de Lionel Zinsou pouvant être mise à profit pour une transition douce à Cotonou. C’était assurer le départ de Boni Yayi. En échange, le sortant serait assuré par son dauphin de la tranquillité pour l’avenir », écrit Monchau. Voilà le deal. En quelque sorte, le président sortant prépare ses arrières. La candidature du Premier ministre serait une pure continuité de la gouvernance actuelle. S’il advenait donc que Lionel Zinsou gagne l’élection, rien ne sera fait pour évaluer les actions, et au besoin punir les écarts et impairs commis ces dix dernières années. Ce sera le règne de l’impunité. Mais, au fond ce n’est pas ce qui émeut ou déçoit le plus Jean-Paul Monchau. Le diplomate français, pour avoir été un bon observateur de la politique béninoise, semble davantage dégouté par le bilan des années Yayi. Dans quelques semaines, écrit-il, « le Bénin connaîtra un événement politique majeur : la fin de la présidence Boni Yayi. Ses deux mandats (dix ans au total) auront déçu la majorité de celles et ceux qui, au regard de ce qui se passe dans d’autres pays d’Afrique, s’attendaient à un décollage économique, comme cela leur avait été promis par ce financier international revenu au pays pour en principe assurer son développement ». Au contraire, ajoute-il, « les citoyens béninois garderont en mémoire les scandales qui ont marqué ces années et les histoires abracadabrantesques qui ont fait régulièrement la « une » des medias ou alimenté les rumeurs les plus folles ». L’échec du « yayisme », comme on le lit à travers ces mots, a traversé les frontières. Victime des agissements peu orthodoxes et antidémocratiques du « Prince », Jean-Paul Monchau nous prévient des dangers qui guettent ses « amis », s’ils n’arrivent pas à opérer une réelle rupture le 6 mars prochain.

W.N

Actu Bénin

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