Déclin de la filière véhicules d’occasion et situation confuse à la Sitex...

Déclin de la filière véhicules d’occasion et situation confuse à la Sitex : Dakpè Sossou demande des comptes au gouvernement

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Le gouvernement de Patrice Talon devra répondre d’ici à là à deux questions posées par l’honorable Dakpè Sossou. Il s’agit des questions relatives au déclin de la filière véhicules d’occasion et de la situation dans laquelle se trouvent la Société des textiles du Bénin (Sitex) et la Compagnie béninoise des textiles du Bénin (CTB) installées à Lokossa. Il use ainsi des prérogatives que lui octroient les dispositions de l’article 106 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Lire les questions ci-dessous.

Honorable Dakpè SOSSOU,
Député à l’Assemblée Nationale,
7ème Législature
Deuxième Secrétaire Parlementaire
Tél : 97 97 00 87 / 95 95 84 95
N°07-16/QOADG

QUESTION ORALE AVEC DEBAT AU GOUVERNEMENT

(Article 106 du Règlement intérieur
de l’Assemblée Nationale)

Objet : Gestion de la SITEX et de la CBT

Ouverte dans les années 80, la Société des Industries Textiles (SITEX) de Lokossa a chuté au lendemain du départ des Chinois, suite au désir du Gouvernement Béninois de prendre en charge la gestion de l’entreprise. Il n’est un secret pour personne que la société traverse depuis 2008 une mauvaise gestion et se trouve confrontée aujourd’hui à de nombreuses difficultés telles que :
ü L’irrégularité cruelle en approvisionnement du coton,
ü L’augmentation de la masse horaire mensuelle de travail à 173 au lieu de 160 fixée par la loi,
ü Le non-paiement des arriérés de salaire au personnel de novembre à juillet 2013,
ü Le non versement des cotisations part patronale et par ouvrière à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) depuis l’année ci-dessus indiquée, pour ne citer que ces difficultés.
Cette situation consternante préoccupe la Représentation Nationale qui demande au Gouvernement de faire la lumière sur la gestion administrative, matérielle et financière de la SITEX d’une part et sur la situation sociale qui prévaut à la Compagnie Béninoise des Textiles (CBT) de Lokossa dont les ouvriers continuent de percevoir un salaire mensuel utopique et dérisoire de quarante mille (40.000) FCFA, d’autre part. De ce maigre salaire sont amputées les durées de coupure du courant électrique. La Représentation Nationale s’empresse de savoir :
Ce qui justifie la mauvaise organisation du travail à la SITEX ainsi que les mauvaises conditions de vie et de travail des employés,
Les raisons liées au non versement des prélèvements sur salaire à la CNSS,
Qui sont les responsables des différents cas de vol constatés au sein de la société et les mesures prises pour sanctionner ces derniers,
Combien l’État a versé pour l’administration déléguée de la SITEX jusqu’à ce jour et les résultats obtenus,
Ce qui explique la mauvaise gestion administrative, matérielle et financière qui caractérise la SITEX,
Les mesures prises par le Gouvernement pour restructurer la SITEX et lui redonner vie pour le bonheur du peuple Béninois,
Le type de régime auquel sont soumis les travailleurs de la CBT,
Ce qui explique la non représentativité du personnel de la CBT au sein du Conseil d’Administration.
Porto-Novo, le 20 Juin 2016
Dakpè SOSSOU
Honorable Dakpè SOSSOU,
Député à l’Assemblée Nationale,
7ème Législature
Deuxième Secrétaire Parlementaire
Tél : 97 97 00 87 / 95 95 84 95
N°06-16/QOADG

QUESTION ORALE AVEC DEBAT AU GOUVERNEMENT

(Article 106 du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale)

Objet : Chute de la filière de véhicules d’occasion au Bénin

Le Bénin, compte tenu de la faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs et du développement du secteur tertiaire (le transport notamment), s’est engagé depuis plus d’une vingtaine d’années dans le commerce des véhicules usagés communément appelés « véhicules d’occasion » ou vulgairement « venus de France ».
Malgré la crise économique des années 80, la dévaluation du franc CFA en 1994, ce commerce a intégré les marchés de la sous région, tels que le Nigeria, le Burkina Faso, le Niger, le Mali, bref les pays de l’interland, et a réduit le marché des véhicules neufs.
Le commerce des véhicules d’occasion en provenance de l’Europe a connu depuis lors un essor considérable au Bénin, dû principalement à l’importance du transport. Il est ainsi considéré comme l’un des facteurs essentiels du développement et le fondement de l’éveil économique national ceci, grâce à la position géographique charnière de notre pays.
Malheureusement, les données relayées aujourd’hui n’augurent en rien un brin d’espoir dans ce secteur.
Les opérateurs économiques des pays de l’interland menacent d’abandonner leurs activités au Port autonome de Cotonou, notamment le marché des véhicules d’occasion, au profit du Port d’Abidjan. Certains acteurs de la plate forme portuaire confirment ce malaise et compte plutôt recourir au Port Autonome de Lomé (TOGO) dont les tarifs et taxes sont plus compétitifs que ceux de Cotonou.
Face à cette situation qui met en mal l’économie nationale, la Représentation Nationale prie le Gouvernement d’apporter des réponses claires aux questions suivantes.
Quelles sont les véritables causes de la chute de la filière de véhicules d’occasion au Bénin ?
Quelles sont les principales raisons qui expliquent le caractère contraignant des procédures au port de Cotonou ?
Qui sont les vrais acteurs (publics et ou privés) de la filière de véhicules d’occasion ?
Combien la filière de véhicules d’occasion a-t-elle rapporté au Bénin les huit (8) dernières années ?
Dans quel compte (public ou privé) les fonds issus de cette filière sont-ils versés ? Quelles en sont les preuves ?
Le port de Cotonou demeure-t-il un port compétitif ?
Porto-Novo, le 20 Juin 2016

Dakpè SOSSOU

aCotonou

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