Décisions salutaires du 1er conseil des ministres:Talon dans l’esprit de la Conférence...

Décisions salutaires du 1er conseil des ministres:Talon dans l’esprit de la Conférence nationale

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Le premier conseil des ministres du président Patrice Talon a haussé le ton. Des mesures qualifiées de fortes ont été prises. Le nouveau départ, prôné par le président de la République dans son projet de société, prend ainsi ses marques en vue d’une rupture efficiente qui restaure l’esprit de la Conférence nationale.
Patrice Talon entend restaurer l’esprit de la Conférence nationale.

Cette préoccupation a été transcrite dans son projet de société à l’occasion de sa candidature pour l’élection présidentielle. Dans un Bénin dépourvu de richesses minières énormes, et dans le contexte de la mondialisation, le seul produit exportable est le système politique. Démocratie et Etat de droit ont été les options faites à l’issue de la Conférence nationale de février 1990. Dans ce système politique, l’Etat est dirigé par un gouvernement à la tête duquel se trouve un président élu par le peuple. Selon l’ancien président américain Abraham Lincoln, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Cette délégation de pouvoir à l’Exécutif fait dire au président Barack Obama que dans une démocratie, il faut des institutions fortes et non des hommes forts dans la République. Sous le régime immédiatement défunt, cet idéal a été vidé de son contenu. Le pouvoir a été désacralisé et clochardisé. Les hommes au pouvoir étaient devenus des loups qui, comme des fauves, ne réservaient que des conditions sociales difficiles à leurs semblables qui ployaient sous le coup de la misère ambiante. Les nouvelles autorités du pays posent les jalons d’une rupture avec cette injustice. Les mesures de suppression, de suspension, d’annulation et d’abrogation de décisions antérieures, jugées impertinentes, participent de cette volonté d’en découdre avec les inégalités. Dans l’opinion publique, seuls ceux qui ont participé et joui des avantages du pouvoir sous le président Yayi Boni ne les acclament. Au plan politique, une commission chargée des réformes politiques a été mise en place, révèle le relevé du conseil des ministres en date du 13 avril 2016. « Sa mission est d’étudier et de proposer au président de la République les réformes politiques et institutionnelles visant à améliorer le modèle politique béninois conformément aux options fondamentales de la Conférence nationale de février 1990. », fait savoir le communiqué du conseil des ministres.

Une tacite transition

La composition du gouvernement avec l’occupation aux premières loges des ministres d’Etat, Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané qui ont déjà des expériences gouvernementales dans le passé, ainsi que de solides connaissances dans la conduite des affaires publiques ; confère à l’Exécutif actuel le caractère d’un gouvernement de transition. Dans un contexte de mandat unique, ce gouvernement a pour mission de restaurer toutes les valeurs de la République : lutte contre la corruption et la gabegie, lutte contre la recherche de gain facile, amélioration de la gouvernance dans l’appareil d’Etat, égalité des chances entre l’homme et la femme et entre les déshérités ou démunis et les nantis, attribution des marchés selon les règles en la matière, promotion de cadres suivant les critères de compétences, défense et promotion des libertés fondamentales, séparation réelle des pouvoirs dans un régime démocratique etc. Ainsi en avait voulu les délégués aux assises nationales de février 1990. Patrice Talon en a pleinement pris la mesure. Autrement, les ministres Koupaki et Bio Tchané qui totalisent 7 ans pour l’un et 4 ans pour l’autre au sein de gouvernement ne sont pas à la recherche de portefeuille pour orner leurs curricula vitae. Koupaki qui proposait avant la campagne électorale, une nouvelle transition l’a certainement.

Jean-Claude Kouagou


 

Actu Bénin

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