Décisions au sommet de l’Etat: Talon imprime son rythme

Décisions au sommet de l’Etat: Talon imprime son rythme

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Le Nouveau Départ amorce son envol sur des chapeaux de roue. Dans la discrétion totale qui caractérise le président Patrice Talon, l’espoir d’un renouveau politique, économique et social sous le régime de la Rupture s’aperçoit avec conviction.
Le nouvel ordre de gouvernance du président Patrice Talon bouleverse les habitudes. Le chef de l’Etat pose des actes à longue durée d’action. Depuis le 06 avril 2016, les Béninois assistent à une nouvelle manière de gérer le pouvoir. La promptitude dans la formation du premier gouvernement de la Rupture a donné la preuve que l’homme s’était préparé à succéder à Yayi Boni. Les appréciations de nombre de Béninois sur la formation du gouvernement étaient favorables au chantre de la Rupture. En effet, pour beaucoup, le président a fait appel à des compétences avérées pour conduire sa politique nationale au sommet de l’Etat. Les maîtres-mots de son projet de société, transparus dans son discours d’investiture, se déclinent progressivement en actions. Déjà, deux commissions de vérification ont été installées. La première est celle qui se penche depuis trois jours sur des réformes politiques et institutionnelles. La seconde, installée hier, est celle qui examinera les conditions d’organisation des concours décriés de 2015. Calmement mais méthodiquement, le régime de la Rupture met en place les mécanismes de gestion efficience des affaires publiques. Par ailleurs, le président de la République imprime en filigrane son style aux ministres, en l’occurrence Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané et Sacca Lafia, qui sont par nature d’une grande pondération. Dans cette assurance, le chef de l’Etat et les membres du gouvernement tiennent tous les militants et partisans en haleine. Ils ne se pressent pas pour répartir le « gâteau national ». Certains postes réputés techniques seront pourvus au moyen d’appel à candidature. Donc, la priorité est donnée à la compétence au détriment du militantisme. Ce procédé vise essentiellement l’efficacité dans l’action.

Instruction des dossiers du Conseil des ministres

L’efficacité dans l’action sous-entend aussi la décision relative à l’instruction des dossiers en conseil des ministres. Le travail effectué en amont fait gagner du temps en conseil de sorte que sa durée n’est plus que de trois heures, soit de 09 heures à 12 heures. Par opposition, un ancien ministre du régime défunt a confié que les conseils de ministres sous la présidence de Yayi Boni dure inutilement une journée au cours de laquelle les participants somnolent, parce que soumis aux interminables interventions de leur patron d’alors. Voilà pourquoi, l’on peut convenir avec Expédit Ologou que « l’exigence populaire est l’action dans l’humilité pour le bien, le grand et le beau ». Dans ce sens, les choses ont considérablement évolué avec Patrice Talon. La discrétion du chef de l’Etat tranche gravement d’avec le « one man show » auquel l’ex-président Yayi Boni nous a habitués. C’est définitivement fini l’époque où l’image du président de la République inonde la télévision nationale. C’est aussi fini avec les effets d’annonce et autres visites inopinées dans les communes en lieu et place des ministres, des préfets, des maires et autres cadres commis à la tâche. Depuis cinq semaines que Patrice Talon est à la Marina, il passe en douce un message. Celui de faire faire sans bruit et celui de travailler sans tapage. Son indifférence au matraquage médiatique frise, à la limite du mépris à l’endroit des professionnels de la presse qui doivent rechercher leur matière, non plus dans les comptes-rendus, mais dans d’autres genres journalistiques qui révèlent la compétence du journaliste.

Jean-Claude Kouagou

aCotonou

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3 COMMENTAIRES

  1. Entirement d’accord avec cette analyse. Les journalistes doivent dsormais nous prouver qu’ils savent faire de l’investigation et qu’ils sont competents.

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