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Déchu avec plus de 2/3 du Conseil municipal de Parakou:Souradjou : une destitution sans équivoque

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Les résultats du vote de défiance à l’encontre du maire Karimou Souradjou suggèrent des commentaires. Au-delà des 2/3 qu’exige l’article 53 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999, pour la demande du vote de défiance, il y a eu bien plus que ça. Ce constat traduit une réelle crise de confiance.
Karimou Souradjou qui présidait aux destinées de la municipalité de Parakou est très vite tombé en disgrâce avec ses collègues. De la motion de destitution signée par certains conseillers au vote de défiance, la liste des contestataires s’est allongée. Et, au lieu de 17 conseillers qu’il fallait pour le cas de Parakou, afin de réclamer la destitution, ils étaient 19 conseillers sur les 25. Parmi les signataires de la motion de destitution, il y avait les trois adjoints au maire et deux des trois chefs d’arrondissement. En se référant aux articles 11 et 12 de la loi 98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes à statut particulier, on s’aperçoit que la crise de confiance était profonde. Car, « le maire et ses adjoints constituent la municipalité qui se réunit sur convocation du maire au moins une fois par mois et toutes les fois que les affaires de la ville l’exigent », renseigne l’article 12. Il en découle que le maire et les adjoints ont un cadre de concertation en dehors du Conseil. De ce fait, le maire et les adjoints, a priori, devraient travailler en symbiose, en complémentarité et même en félicité de sorte à créer une complicité entre les membres de la municipalité. Dans cette hypothèse, le maire pouvait bénéficier du vote de tous les membres de la municipalité qui sont au nombre de 7. Car, selon l’article 11 de la loi 98-005, « le nombre d’adjoints au maire correspond au nombre d’arrondissements augmenté de trois. » Pour le cas de Parakou, il y a trois arrondissements et trois adjoints plus le maire. A part les sept membres de la municipalité, le maire pouvait encore bénéficier du vote des quatre autres conseillers qui lui sont restés fidèles. Ainsi le vote du lundi dernier aurait pu donner 11 contre 14 pour la destitution. Or, le vote de défiance a donné 20 pour et seulement 5 contre. Cela signifie d’une part, que le nombre des frondeurs s’est accru d’un conseiller qui serait le chef du premier arrondissement. D’autre part, c’est finalement tous les six adjoints au maire qui ont voté pour sa destitution. C’est dire donc que les 4/5 des membres du conseil ne faisaient plus confiance au maire Karimou Souradjou pour la gestion de la commune.

J-C. K.

aCotonou

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