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Débat autour de la stratégie de communication du gouvernement : La normo-communication fait craindre l’opacité dans la gestion

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La stratégie de communication du gouvernement de la Rupture était au cœur d’un débat hier sur les antennes de la télévision nationale. Intitulé ‘’communication gouvernementale : entre innovation et incompréhension’’, ce débat a réuni Edouard Loko, Chargé de communication médias du Chef de l’Etat, Vincent Folly, Directeur de publication du quotidien Nouvelle tribune et Bellarminus Kakpovi, enseignant-chercheur.

A l’entame du débat, le Chargé de communication médias du Chef de l’Etat Edouard Loko a rappelé que le gouvernement de la Rupture afait l’option de la normo-communication pour informer la population. Une stratégie qui tranche avec l’hyper-communication et l’hypo-communication connues par le passé. Mais le Dp Nouvelle tribune dénonce un embargo sur l’information officielle qui se signale par un manque d’accès à l’information par la population. Pour l’Enseignant-chercheur Bellarminus Kakpovi, la normo-communication se transformeen proto-communication.  Et à l’en croire, le manque de communication fait partie des griefs de la population contre le gouvernement du Nouveau  départ. La communication politique est un impératif de transparence et indispensable dans tout système démocratique a-t-i signifié. Mais pour Edouard Loko, il faut distinguer la communication politique de celle publique. Selon ses propos, le système de communication du gouvernement fonctionne à merveille, en témoigne le point de presse du ministre d’Etat,secrétaire général à la Présidence Pascal Iréné Koupaki qui donne les grandes lignes du conseil des ministres. Si Vincent Folly reconnait l’importance de ce point de presse qui pour lui n’est pas une innovation, il dénonce tout de même le manque de promptitude dans la livraison du communiqué du conseil des ministres et  s’offusque du rôle joué par l’expérimenté ministre d’Etat Koupaki qui se trouve confiné dans un rôle de lecteur des mercredis. Berllarminus Kakpovi qui compare le système gouvernance de la rupture à un couvent d’où aucune information ne filtre, traite, lui, le point de presse du ministre d’Etat de lapidaire et qui crée encore plus de suspense au sein de la population, parce que ne livrant pas les informations dans les détails. Pour Vincent Folly, Patrice Talon, en choisissant de gouverner dans la discrétion, n’est pas encore entré dans son rôle de Chef d’Etat. Selon Kakpovi, ce choix ne répond pas aux aspirations du peuple. Des professionnels de médias interviewés à ce sujet dénoncent eux-aussi l’opacité dans la gestion de la communication du gouvernement, ce qui risque au de faire subir au peuple béninois, des décisions auxquelles il ne consent guère. Edouard Loko conclura que la discrétion est le choix du Chef de l’Etat et n’est pas synonyme d’opacité.

La suppression des cellules de communication et autres contrats

Edouard Loko justifie la suppression des contrats par la volonté du gouvernement defaire le ménage dans la presse béninoise. Mais Vincent Folly dénonce le fait et propose également la mise en place des services de presse dans les ministères. L’information est un produit  comme tout autre et il faut l’acheter pour se donner de la visibilité,va-t-ilsignifier.

Nécessité d’un porte-parole du gouvernement

Pour Vincent Folly et Bellarminus Kakpovi, il est impérieux pour le gouvernement, de disposer d’un porte-parole pour éviter la cacophonie et les rétropédalages observés au niveau du gouvernement. Mais à en croire Edouard Loko, il n’y a pas péril en la demeure. Il invite ses interlocuteurs à distinguer rétropédalage et levée de suspension de mesures.

Thomas AZANMASSO


Matin Libre

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