Côte d’Ivoire: Ouattara "réconcilie" le président élu du Bénin et son prédécesseur

Côte d’Ivoire: Ouattara "réconcilie" le président élu du Bénin et son prédécesseur

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Abidjan – Le président élu du Bénin Patrice Talon et son prédécesseur Thomas Boni Yayi se sont réconciliés, lundi à Abidjan, à l’initiative de leur homologue togolais Faure Gnassingbé et de leur hôte, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, a constaté l’AFP.

« Entre Patrice (Patrice Talon, ndlr) et moi, nous étions des amis, nous demeurons des amis et nous resterons toujours des amis. Ceci non seulement dans l’intérêt du peuple béninois mais encore dans l’intérêt de notre sous-région », a déclaré à la presse, l’ex-président du Bénin, à l’issue d’un huis clos de plus de quatre heures, à la résidence privée de M. Ouattara.

« Je lui fait le serment d’être un bon président. Je voudrais le rassurer devant l’opinion (…) que je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir à notre pays, aux Béninois et à toute la sous-région une bonne ambiance de convivialité, de paix », a répondu M. Talon.

« On n’était pas en guerre, pas du tout… Établir une bonne ambiance et entretenir cette ambiance-là, cela est nécessaire », a-t-il poursuivi, promettant « d’oeuvrer pour la paix ».

Le président ivoirien, principal initiateur de la rencontre, a évoqué, de son côté une « rencontre d’amitié, de fraternité ».

L’homme d’affaires Patrice Talon, vainqueur de l’élection présidentielle au Bénin avec plus de 65% des voix, a été investi le 06 avril dernier.

Il avait été l’artisan de la victoire du président sortant Thomas Boni Yayi, dont il a largement financé les campagnes en 2006 et 2011.

Les deux hommes ont fini par se brouiller en octobre 2012, quand a éclaté à Cotonou une rocambolesque affaire de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat, dont Patrice Talon a été accusé d’être l’instigateur.

A l’époque, l’entrepreneur était déjà poursuivi au Bénin dans des affaires de malversations et il avait fui son pays, avant d’être arrêté puis libéré en France.

En 2013, il est à nouveau accusé d’être impliqué dans une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Pour les uns, l’affaire de tentative d’empoisonnement était une machination visant à écarter un allié devenu trop dangereux pour le pouvoir. Pour les autres, c’était un coup monté par un puissant homme d’affaires béninois pour se venger d’un chef d’Etat qui avait décidé de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.

En mai 2014, Thomas Boni Yayi lui accorde finalement son pardon.

eak-ck/mr

aCotonou

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